Etude du texte de boris vian : lettre à monsieur paul faber.

Etude du texte de Boris Vian : Lettre à Monsieur Paul Faber.

Introduction :
- Qui est Boris Vian
- La chanson « le déserteur », et son accueil
- La lettre de Vian qui fait suite (= carted’identité du texte)

Quelle est l’enjeu de cette lettre ?

1) C’est une lettre personnelle. (1e partie du texte)
- A) Une lettre
-Vian s’adresse directement à son interlocuteur, l’interpelle « MonsieurFaber » (ligne1), ce qui montre son souci de clarté, de franchise ; ton direct et sans détour
-« Je » (ou les diverses modalités du pronom personnel de la 1e personne) employé à 26 reprises, la 2epersonne utilisée à 5 reprises+ 2X l’impératif, montre l’engagement et la présence de l’écrivain, qui fait face, qui affronte les soupçons que fait peser P.Faber sur lui.
-Vian parle simplement delui-même : « Je ne pose pas pour les braves ; ajourné à la suite d´une maladie de cœur, je ne me suis pas battu, je n’ai pas été déporté, je n’ai pas collaboré- je suis resté, quatre ans durant, unimbécile sous-alimenté parmi tant d’autres » ; parle de lui à la forme négative pour souligner (avec un rythme ternaire) ses manques, son « anti héroïsme »

B) Une défense
-Enonciation vive : BorisVian justifie sa pensée, se justifie par rapport à l’attaque dont il a été la cible. Vian a été soupçonné d’insulter les anciens combattants. Dès la ligne 1, il renverse la situation (« c’est vous quil’y aurez mise »). + « Je ne les insulte pas, je les pleure », ligne 24
Il justifie sa bonne foi par un argument fondé sur une valeur incontestable, celle de l’amitié (sous entendu : on ne peutinsulter ceux qu’on aime), ligne 4-5
-Utilisation du présent, qui vivifie, actualise l’expression de Vian, lui donne plus de force (« Je dis clairement ce que je veux dire »), adverbe « jamais »,ligne 3, à valeur d’intensité temporelle définitive. Affirmation vive et ironique ligne 5 « Lorsque j’insulte (et cela ne m’arrive guère) je le fais franchement »
-Vian a recours à des assertions à...
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