Etude sectorielle de la pomme au burkina faso

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  • Publié le : 15 décembre 2010
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ETUDE SECTORIELLE

Afin de mieux cerner le potentiel du marché, nous procédons à une étude du secteur des pommes dans le pays.

I) La demande au Burkina Faso

A) La demande qualitative

Le niveau de vie :
Le niveau de vie de la population, malgré les efforts engagés à travers les plans nationaux de développement et les programmes spécifiques d’actions, demeure l’un des moins élevés aumonde.

Le revenu annuel moyen par ménage est estimé en 2005 à un niveau légèrement inférieur à 800 000 FCFA, soit 66 600 FCFA par mois (101euros).

Les habitudes de consommations :
Il est difficile de décrire les habitudes de consommation au Burkina Faso ; 40% des ménages vivant en dessous du seuil de pauvreté, il est sûr que la majorité des populations se tourne vers les produits de base etdétermine ses achats en fonctions des prix plutôt que de la qualité.
Les zones urbaines restent les marchés les plus porteurs pour l’implantation d’une entreprise car on y retrouve les classes les plus aisées et les expatriés.

En terme de qualité, la demande des populations burkinabé est très concentrée sur les biens de première nécessité, de qualité et de prix minimum due à la pauvreté élevéedes populations. Il ne m’a en revanche pas été possible de définir si les pommes font parties des habitudes de consommation courantes burkinabés.

B) La demande quantitative

Structure de la population :
La principale caractéristique est la taille des ménages burkinabés et la jeunesse de la population : la moyenne s’établit à 6,4 personnes par ménages, et les moins de 15ans représentent 46%de la population(2005).

Il y a environ 6 millions d’actifs. Le secteur de l’agriculture et de l’élevage représente 84% de la population active, le secteur secondaire à peine 5%, le tertiaire 11%.

La demande intérieure finale :
La demande intérieure finale du pays (production totale+importations-exportations) est égale à 6,2% du PIB soit 8 206 millions de $ en 2007 selon l’institut de lastatistique du Québec.
Cette demande est relativement faible comparé au reste du monde (celle des Etats-Unis est de 14 933 800 millions de $ et celle de la France est de 2 919 350 millions de $ en 2008)

La consommation des ménages :
La consommation des ménages est égale à 5,3% du PIB soit 5 281 millions de $ en 2007.
Le montant des dépenses effectuées par les ménages s’élève en 2005 à 866 381FCFA par an, soit :
-610 784 FCFA (931euros) de dépenses monétaires parmi lesquelles l’alimentation représente 46,2% soit 282 182 FCFA et 430 euros environs
-255 597 FCFA (390euros) de dépenses non monétaires dont 63,8% au titre de l’alimentation soit 163 070 FCFA et 248 euros environs

En terme de quantité, la demande intérieure est très faible ; les revenus des ménages burkinabé sont trèspeu élevés, leur pouvoir d’achat également et leurs dépenses axées principalement sur l’alimentaire de première nécessité.

II) L’offre

A) La production de pommes

La filière fruits et légumes constitue un secteur important pour l’économie Burkinabé employant une partie conséquente de la population (environ 90 000 personnes). En revanche il n’existe pas de réelle production de pommes auBurkina Faso. Les productions sont plutôt axées sur la tomate, l’oignon, le chou et la pomme de terre. Les seules productions de pommes au Burkina sont donc insignifiantes et réservées au cercle privé (verger familiaux par exemple).

La production de pommes au Burkina Faso est nulle.

B) La concurrence

La production de pommes étant nulle, il n’existe pas de concurrence nationale ; laconcurrence provient de l’étranger. Comme pour la plupart des importations du pays et notamment de fruits et légumes, les pommes proviennent en majeures parties de la Côte d’Ivoire.

La concurrence du marché des pommes au Burkina Faso provient surtout de producteurs Ivoiriens. Ces derniers bénéficient d’un avantage concurrentiel sur des producteurs étrangers éloignés comme la France, car leurs coûts de...
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