Etudes de reportages. hemingway

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  • Publié le : 18 octobre 2009
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III-Etude des reportages Les premières visions de la guerre et le bombardement de Madrid (extrait de En ligne): Hemingway reporter ?
Impliqué dans la guerre civile espagnole qui oppose les « nationalistes » aux « républicains » de 1936 à 1939, Ernest Hemingway, par sa plume, réussit à transmettre ce qu’il a vécut au plus près lors du conflit par le biais de reportages publiés dans lesjournaux. En ligne est un ouvrage où sont rassemblées quarante années d’articles et de dépêches. Une partie du recueil est consacrée exclusivement à la guerre civile espagnole (pp. 411-470). Ainsi nous étudierons _Les premières visions de _la guerre (pp. 411-470) et Le bombardement de Madrid (pp. 414-417). Hemingway est-il soucieux du réalisme dans ses reportages ? Se permet-il quelques libertés ? Ensomme, comment peut-on décrire l’écriture journalistique d’Ernest Hemingway ? Les reportages écrits par E. Hemingway sont-ils un discours véritablement objectif et strictement journalistique ? Pour répondre à cela nous réfléchirons dans un premier temps à : Hemingway, un reporter au plus prêt des évènements du conflit espagnol ? Puis, dans un second temps, nous étudierons l’écriture d’E. Hemingway,une vision objective de la guerre ?
a)Hemingway un reporter au plus prêt des évènements du conflit espagnol ?
Ernest Hemingway est un romancier mais aussi un journaliste qui écrit lors de la guerre civile espagnole de 1936. Toujours soucieux du réalisme, il se doit de transmettre l’information de la manière la plus juste possible.
Dans Les premières visions de la guerre, comme dans Lebombardement de Madrid, on note qu’il utilise un style concis. Les phrases sont généralement courtes et les mots utilisés sont précis, voire techniques. On peut constater qu’Hemingway n’est pas seul sur le front car il utilise le pronom personnel « nous », mais le « JE » de la première personne est dominant : « Pour ma part, je ne regrettais rien. » (Les premières visions de la guerre ; pp. 411-412).On peut se poser la question de l’objectivité d’Hemingway dans ses propos. Les descriptions qui jalonnent ces deux moments comme si le lecteur le suivait au cœur de la guerre. En effet il donne beaucoup d’indications sur l’itinéraire que lui et son équipe ont empreinté : « Survolant à basse altitude la côte en direction d’Alicante » (p.412). Les données géographiques sont également présentes tandisque les compléments de temps sont rares (« Hier »p.415 ; « Mais aujourd’hui » p.416), donnant à l’ensemble un réel relief et une véritable atmosphère : « Puis, au dessus de Tarragone, tous les passagers se massèrent du côté de l’appareil qui regardait la terre… » (p.412).
b) L’écriture d’E. Hemingway, une vision objective de la guerre ?
Même si le reporter doit informer de la façon la plusformelle et la plus objective possible, son ressentis de la situation déteint parfois sur le style même du reportage. En effet, E. Hemingway est non seulement un journaliste mais aussi et surtout le romancier que l’on connait. Dans Les premières visions de la guerre et dans Le bombardement de Madrid, nous pouvons noter que le parti-pris de l’écrivain teinte les deux articles ce qui lui confère unedimension particulière. Hemingway écrit d’une manière succincte mais il sait étoffer son texte.
Il y a d’abord toutes les indications géographiques, les indications quant aux victimes de la guerre, mais ce qui nous frappe c’est la présence de descriptions culturelles et de paysages : « Nous passâmes au-dessus des riches champs plats et verts sombre de Valence, piqués de maisons blanches, duport affairé et de la grande ville tentaculaire et jaune. » (p.412). Il joue avec les sens pour mieux traduire l’atmosphère locale, les senteurs, les paysages et la population : « L’arrivée à Valence dans l’obscurité à travers des miles d’orangers en fleur, l’odeur des fleurs d’orangers, lourde et tenace, même dans la poussière de la route, parut comme un mariage à ce correspondant à demi endormi....
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