Europe et turquie

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  • Publié le : 3 juillet 2010
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Sommaire

Introduction 2

I. Les relations entre la Turquie et l’Union Européenne 4

1.1 La Turquie, alliée de longue date 4

1.2 L’ouverture des négociations 5

1.3 L’avis des membres de l’Union Européenne 6

II. Les défis pour la Turquie et pour l’Union européenne 8

2.1 Les critères de Copenhague 8
Les critères économiques 8
Les critères politiques 9
Laquestion kurde et les revendications territoriales sur Chypre 10

2.2 Les arguments présents dans le débat européen concernant l’adhésion de la Turquie 12
Les arguments fondés sur des critères géographiques et historiques 12
Les problèmes liés à la démographie et à l’immigration 13
Le génocide arménien 14
Les différences culturelles et religieuses 15

Conclusion 17Bibliographie 18

Introduction

Créée à la suite du démembrement de l’ancien Empire ottoman de 1918 à 1923, la République de Turquie est un pays dont le territoire est situé en Asie, la région d’Anatolie à 96%, et en Europe, celle de Thrace à 4%. La Turquie, république parlementaire et État laïc, est parfois considérée comme faisant partie de l'Europe, parfois de l'Asie. La Turquie a desfrontières terrestres avec la Grèce, la Bulgarie, la Géorgie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan, l'Iran, l'Irak et la Syrie.
« La Turquie est située à un carrefour géographique entre l’Europe et l’Asie, mais c’est aussi un carrefour entre des modèles culturels et politiques très variés, et parfois contradictoires »[1].
La Turquie a toujours été considéré entre ces deux mondes mais en annonçant sacandidature à l’Union Européenne en 1987 montre qu’elle a fait un choix. Ce pays entretient depuis longtemps une relation particulière avec l’Europe et souhaite être un membre de la communauté européenne, au même titre que les vingt-sept autres. Pourtant, malgré l’acceptation de cette candidature, la position de l’Union Européenne n’est pas clairement définie puisque depuis cette date, une questionreste en suspens : la Turquie est-elle européenne ? La réponse à cette question est difficile à formuler dans la mesure où l’Europe n’a jamais affirmé un principe de finitude. En ce sens, pour qu’un pays obtienne le statut de candidat, il faut qu’il soit européen et démocratique. L’identité européenne repose avant tout sur des valeurs universalistes et depuis le Conseil européen de Copenhague (1973),sur quatre critères : maintenir des institutions stables, avoir une économie de marché ouverte et concurrentielle, souscrire aux objectifs de l’union politique, économique et monétaire, et posséder une capacité d’absorption.
La Turquie a fait des efforts nécessaires pour satisfaire suffisamment les critères de Copenhague puisque le 3 octobre 2005 les négociations ont débutées avec l’UnionEuropéenne.
Au-delà de ces critères que doivent remplir chaque candidat, l’opinion publique et les hommes politiques européens s’interrogent sur des aspects spécifiques liés à ce pays : les problèmes liés aux différences culturelles, religieuses et historiques.
De plus, l’ouverture des négociations s’inscrit dans un contexte de crise européenne, après l’échec de la mise en place de la Constitutioneuropéenne. Les dernières vagues d’élargissement à apporter douze nouveaux membres, ce qui rend le renforcement politique au sein de l’Union plus difficile, en considérant la diversité actuelle des membres sur un territoire de plus en plus vaste.
L’adhésion éventuelle de la Turquie divise et se situe alors entre deux perceptions en ce qui concerne l’évolution de l’Union Européenne. Ainsi, certainsmembres ont la volonté d’une intégration politique plus forte, d’autres mettent en avant l’importance d’étendre l’espace de libre échange.
Dans un premier temps, il s’agit de présenter la relation complexe entre la Turquie et l’Europe. Puis, ce dossier détaille les raisons de ce lent processus de négociations.
L’interrogation sur l’adhésion de la Turquie conduit à débattre de l’identité de...
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