Eutanasie

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  • Publié le : 2 février 2010
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POUR ou CONTRE

L’euthanasie

Dissertation rédigée à partir de copies d’élèves

Durant les cinquante dernières années, la médecine a fait beaucoup de progrès dans le traitement des maladies. De nos jours, dans les pays occidentaux, il est pratiquement impossible de mourir d'une infection ou d'une grippe, ce qui n'était pas le cas il y a cent ans. Aujourd'hui, nous avons des vaccins, desmédicaments efficaces et des
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hôpitaux munis des machines les plus sophistiquées. Hélas, notre médecine ne progresse pas au point de pouvoir soigner des maladies comme le cancer ou le SIDA et nous restons confrontés au sujet probablement le plus tabou de notre société, c'est-à-dire la mort. Le progrès nous fait parfois croire que nous pouvons lutter contre tout, et la mort est trop souventconsidérée comme un échec de la médecine, alors qu'en réalité elle est naturelle et inhérente à la nature de l'homme. La question de l'euthanasie
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doit être replacée dans ce contexte globale, car c'est à elle que se heurtent

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Euthanasie signifie étymologiquement "bonne mort" (du grec "eu" = bien et "thanatos" = la mort)

aujourd'hui les sensibilités, les croyancesphilosophiques, religieuses et morales les plus diverses. Avant d'aborder les arguments des adversaires et des partisans de l'euthanasie,
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il faut préciser que nous distinguerons deux catégories: l'euthanasie passive qui consiste à laisser mourir la personne de mort naturelle, en débranchant par exemple les appareils qui le maintiennent en vie ou en n'administrant plus de médicaments, et l'euthanasieactive où l'on donne la mort par l'administration de médicaments ou de poisons qui provoquent la mort du malade.

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C'est surtout cette dernière forme de l'euthanasie qui est mise en cause par ses adversaires qui la qualifient tout simplement de „meurtre“ en se basant sur le principe que la vie humaine est sacrée et que personne n'a le droit d'ôter la vie de son prochain. La justice, dans laplupart des pays, s'oriente dans le même sens et punit sévèrement ceux qui pratiquent l'euthanasie, médecins ou simples citoyens. Rares sont les pays comme les Pays-Bas qui viennent de légaliser l'euthanasie, si elle est pratiquée sous surveillance médicale et sous la responsabilité du médecin. Mais ce sont souvent justement les médecins qui refusent l'euthanasie en s'appuyant sur le sermentd'Hippocrate, le code moral de la médecine, qui met le médecin dans l'obligation de sauver des vies humaines et non de les abréger. Précisons que cette déontologie peut être pour le médecin une espèce de garde-fou, nécessaire dans les cas où l'euthanasie serait exploitée financièrement, par exemple lors de la transplantation d'organes souvent attendus impatiemment par des malades dont la vie dépend d'undonneur. La tentation est grande alors de débrancher les appareils afin d'accéder ainsi aux organes qui permettent de sauver une vie humaine. Beaucoup de médecins par contre admettent aujourd'hui, même si ce n'est pas toujours ouvertement, l'euthanasie passive et se refusent à maintenir en vie coûte que coûte des malades gravement atteints, souffrant de douleurs atroces et sans aucune chance deguérison. Dans les hôpitaux, on débranche de plus en plus souvent les appareils, sans que cela ne sorte des murs des institutions par peur des conséquences juridiques et professionnelles. Mais de là à l'action préméditée et volontaire, il y a encore un grand pas à franchir et de nombreux médecins ne le franchissent pas, plus pour des raisons éthiques (= morales) ou religieuses que purement médicales.Qui n'a pas entendu parler de ces malades qui sont restés dans le coma pendant des années et qui un jour se sont réveillés? Et si on avait débranché leurs appareils? Le personnel médical se raccroche parfois à cette idée d'un nouveau médicament miraculeux qu'on
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va peut-être découvrir un jour et qui permettra de sauver ceux qui ne peuvent pas l'être aujourd'hui. En...
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