Euthanasie

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  • Publié le : 27 février 2010
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Mélodie Manac’h
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Fiche technique : l’euthanasie
Qu’est - ce que l’euthanasie ?
Etymologiquement, le terme « euthanasie » vient du mot grec euthanos qui signifie « la bonne mort ». Au sens moderne, l’euthanasie désigne une action ou une omission dont l’intention première vise la mort d’une personne gravement malade pour supprimer la douleur et s’oppose donc à la mortnaturelle.
De manière plus générale, l’euthanasie est un projet politique et social qui se dresse contre « l’obstination déraisonnable » de la médecine à vouloir à tout prix maintenir une personne en vie. Il souhaite redonner au mourant le pouvoir de décider de sa mort, lorsque les conditions de sa dignité ne sont plus réunies. Des formes multiples d’euthanasie
L’euthanasierecouvre des actes de nature diverse :
On appelle euthanasie active le geste d’un tiers qui donne la mort au malade. L’euthanasie active est alors dite par action (injection d’un produit mortel) ou par omission (on « oublie » de donner à boire au malade)
L’euthanasie est dite passive lorsque l’équipe médicale arrête des traitements sauf soins palliatifs.
L’_euthanasied’exception est _une notion proposée par le Comité consultatif national d’éthique. Dans certains cas exceptionnels, il est possible de provoquer la mort d’un malade.
L’_aide au suicide (le suicide assisté) _: il s’agit de mettre du poison dans une seringue et faire faire l’injection par le malade pour éviter toute poursuite.
Ces formes multiples de l’euthanasieengendrent des problèmes pour définir des critères par avance. Le législateur a du être appelé pour dire le droit.
L’euthanasie dans la législation
La majorité des pays ne reconnaît pas ou interdit toute forme d’aide à la fin de vie. Néanmoins, la plupart des pays d’Europe et d’Amérique du Nord tolèrent de manière implicite ou explicite certaines pratiques, lorsqu’elles se déroulent dans un cadreréglementé.
L’euthanasie et le suicide assisté sont autorisés sous certaines conditions en Belgique (des voix se sont élevées pour dénoncer le fait que la Belgique a banalisé l’euthanasie au point de l’appliquer à des personnes atteintes d’Alzheimer ou des maladies psychiatriques, et même en salle d’opération pour prélever des organes vitaux), au Luxembourg (loi d’avril 2009) etaux Etats Unis dans le district de Columbia (Washington DC) pour les malades en phase terminale.
Aux Pays Bas et en Suisse, l’euthanasie est interdite. Cependant, le suicide assisté est autorisé (depuis avril 2002, aux Pays Bas, les médecins ayant pratiqué un suicide assisté sous des conditions extrêmement précises sont dégagés de toutes poursuites judiciaires).
EnFrance,juridiquement, l’euthanasie active est une tentative de crime, et est donc passible de poursuite (réclusion criminelle à perpétuité), tout comme le suicide assisté. L’euthanasie passive peut être comparée de la non assistance à personne en danger, ayant entrainé la mort ou non de la personne. Là encore, elle est punissable par la loi.
Cependant, force est de constater quel’application concrète de ce principe est problématique.
Prenons 2 exemples: l’acharnement thérapeutique et l’affaire Humbert.
l’acharnement thérapeutique, défini comme étant l’emploi de thérapies exagérément lourdes pour le patient et disproportionnées par rapport à l’amélioration attendue, pose un problème particulier par rapport à la logique de l’euthanasie. Dans le cas d’une personnemaintenue en vie par des moyens techniques qui sont utilisés en suppléant des organes vitaux défectueux, il est légitime de se poser la question du bien- fondé de cette action. Ne sommes nous pas dans le cas d’un acharnement thérapeutique insensé ?
Lorsque la situation n’entre pas dans le cas d’un acharnement thérapeutique, la loi du 4 mars 2002 relative au droit des malades et à la qualité du...
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