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  • Publié le : 26 août 2010
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Chapitre III : LES PROBLEMES DE LA DETTE Extérieure DU TIERS-MONDE

Au sein des flux de transfert, on distingue la dette intérieure de la dette extérieure.

La dette intérieure met en relation des agents résident sur le territoire d’un même état. Elle est libellée en monnaie locale et ne subit le risque de change.

La dette extérieure met quant à elle en rapport des agents depays différents ; elle est libellée en devises. La dette du tiers monde est une dette extérieure contractée par le pays du tiers-monde

I- Les caractéristiques de la dette du tiers-monde
La dette du tiers-monde correspond tant à des prêts souverains (d’autres Etats, du PMI, de la Banque Mondiale etc…..) que des financements privés (prêts bancaires, obligatoires placées auprès de fondsde placement…..).

Le problème de la dette extérieure du tiers-monde donne lieu à de nombreux débats. Dans l’économie mondiale, on trouve principalement deux grands débiteurs. D’une part, certains pays industrialisés ont financé leur croissance par l’endettement (on parle d’économie d’endettement) ; c’est le cas, par exemple des Etats-Unis. D’autre part les RVD ont recouru à partir desannées 1960 à l’aide financière des pays industrialisés.

II- La dette extérieure et l’euphorie des années 1960
Le problème de l’endettement du tiers-monde trouve ses racines dans la fin des années 1960.
En effet, au cours des premiers décennies suivant la décolonisation, des organisations internationales faisant office des créanciers multilatéraux, telles que la Banque Mondiale et leFonds monétaire international, prêtèrent massivement aux Etats du Sud.

Les fonds étaient souvent destinés à la construction de grands projets d’infrastructure comme des barrages ou des autoroutes, ou encore au développement de la stratégie d’industrialisation par substitution des importations qui vise à permettre l’essor d’une production nationale capable de remplacer les importationsprovenant des pays industrialisés.

Parallèlement un certain nombre de régime, dictatoriaux, voire pro-coloniaux imposés ou soutenus par des puissances étrangères se financièrement massivement par des emprunts utilisés pour mener des guerres civiles ou pour mener des campagnes de répression à l’encontre de leurs propres populations (exemples des guerres du Guatalama, de la Colombie du SALVADORen Amérique Centrale et du Sud soutenues par les Etats-Unis au nom de la sécurité intérieure).

Aussi bon de dettes ont été contractées par les pays du tiers-monde suite au choc pétrolier de 1973 lorsque certains pays de l’OPEP ont décidé une forte augmentation du prix du pétrole. L’enrichissement des Etats orales producteurs du pétrole, a été considérable et les sommes colosales ainsidégager ont été prêtées aux pays du tiers-monde : c’est le recyclage du pétrodollars.

A la fin de 1991, la dette extérieure brute totale (publique et privée) des PVD dépassait 1300 milliards de dollars. Alors que leurs réserves internationale (c-à-d leur avoir officiel libellé en devises) étaient légèrement supérieures à 250 milliards de dollars.

Vers la fin des années 1970. La situationfavorable à une croissance économique s’était détériorée mais les PVD contribueraient de s’endetter, les capitaux empruntés servaient de moins en moins à financer les investissements mais permettaient de couvrir principalement les déficits de la balance des paiements courants et les déficits budgétaires.

Le cercle vicieux de l’endettement s’est installé. Ce qui a poussé certainesobservations à parler de la dette insolvable pour décrire une dette extérieure dont les intérêts sont supérieurs au PIB du pays concerné, cette dette devenant par conséquent impossible à rembourser.

III- La crise de la dette des PVD
Si les pays riches n’ont pas honte à prêter des fonds aux PVD dans les années 1960, les craints d’insolvabilités apparues à la fin des années 1970 surtout...
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