Evolution et enjeux de la valeur ajoutée

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  • Publié le : 25 août 2009
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Martin Le Bleis
CPEC-1

Evolutions et enjeux de la valeur ajoutée

Introduction

L’évolution de la valeur ajoutée en France a connue diverses périodes pour le moins contrastées. Dans les années 60, période dans laquelle la France jouissait d’une forte croissance, la part des salariés était relativement élevé et stable. Mais cette situation c’est vite dégradée puisqu’, en effet, unedécennie plus tard la croissance s’est ralentit nettement à cause des chocs pétroliers mais surtout par l’augmentation des salaires sans gains de productivité correspondants qui a entraîné une déformation du partage de la valeur ajoutée. Ce mouvement ayant provoqué de l’inflation va s’inversé en 1982 mais au profit de la rémunération du capital privilégiant ainsi profits et compétitivité. La VA, quiest la différence entre la valeur de la production et la valeur des consommations intermédiaires, a donc connu de profonds bouleversements ces 50 dernières années, et l’on va donc se demander si cette déformation de la VA est durable ou si elle doit être soumise à un mécanisme correcteur ? C’est ainsi que dans une première partie nous analyserons en tout et pour tout la VA et son partage. Et dansune deuxième partie, les enjeux du partage de cette VA.

Le partage de la valeur ajoutée

Tout d’abord il faut souligner qu’il existe des tensions quant au partage des richesses entre salariés, entreprises et actionnaires. Aujourd’hui, selon l’INSEE, 36% du profit des SNF sont affectés aux détenteurs de capital, 7% aux salariés, et 57% aux investissements. Ces premiers ont ainsivu leurs bénéfices augmenter en flèche demandant aux entreprises à recourir à plus d’endettement et dégradant aussi la situation des salariés pas aidés actuellement par la crise actuelle mondiale. Ainsi, le président de la République, Nicolas Sarkozy, proposa la règle des trois tiers : un 1/3 pour les actionnaires, 1/3 pour les salariés et le reste à l’entreprise ; mais celle-ci très discutablepour la pérennité de l’entreprise est en cours de discussion avec des syndicats favorables mais des organisations patronales plus friables.
Malgré qu’un fossé se soit creusé entre les salaires de haut dirigeants et ceux des salariés de revenu moyen du fait de la politique capitaliste mise en place depuis 1982, il faut savoir que le partage entre salaire et profit est stable depuis 20 ans etmême en hausse de part l’effet de la crise. Mais là ou est le véritable problème est cette polarisation sociale entraînant des inégalités de plus en plus fortes du fait de ces très hauts salaires qui ont vu explosé leurs revenus (salaires+dividendes+stocks options…) a contrario des moins payés qui n’ont seulement profité que d’une hausse très légère du SMIC.
L’analyse du partage de la valeur ajoutéeapparaît donc comme nécessaire puisqu’il faut savoir que la masse des salaires obtenue après partage sert à prévoir l’évolution probable de la consommation et par la suite le niveau d’investissement et d’importations. Ainsi du fait de ce creusement des inégalités de revenus supérieurs à ceux des salaires, des mesures non pas salariales ni fiscales mais structurelles notamment en faveur du travailet de l’innovation.

Les enjeux du partage de la valeur ajoutée

Le partage de la VA a des implications à la fois économiques et sociales. Économiquement, elle détermine dans une large mesure l’importance relative des flux globaux de la consommation et l’investissement. Si une part importante de la valeur ajoutée est accordée au travail, la consommation sera favorisée. Si aucontraire c’est le capital qui tire son épingle du jeu c’est l’investissement qui pourra être accru. Socialement, on peut dire que le partage de la VA traduit le pouvoir des salariés dans les négociations salariales. Faible en période de fort chômage, on peut imaginer que la part du travail dans la valeur ajoutée augmente avec la reprise du marché de l’emploi.

Dans une vision d’économiste...
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