Excipit candide

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  • Publié le : 31 mai 2010
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Commentaire chapitre 30 Candide conclusion de Voltaire

Voltaire (1694-1778) et l’un des fervents défenseurs de la philosophie des Lumières. Ce mouvement combattait l’intolérance, l’esclavagisme, le clergé et le fanatisme religieux, l’absolutisme et le droit divin… Il se battait pour la raison, la liberté, l’égalité, la vulgarisation des connaissances (cf encyclopédie des lumières de Diderotet D’Alembert), quitte à risquer la prison, l'exil, l'excommunions. Mais l’objectif des philosophes des Lumières était donc avant tout de souligner les abus et de remettre en cause la toute-puissance de certaines institutions pour éclairer les hommes et les voir progresser.
Dans Candide, Voltaire va utiliser son héros pour dénoncer tous les vices et les injustices contre lesquels luttaientles lumières. Candide est un jour chassé du château de Thunder-ten-tronckh par son maître Pangloss qui est d’un optimisme extrême et soutient que « tout va bien dans le meilleur des mondes possibles », pour avoir embrassé sa cousine, Cunégonde. Au cours d’un long périple à travers le monde, d’aventures, mais aussi de douloureuses épreuves, Candide va peu à peu se détacher de la vison de Panglosspour arriver à ses propres conclusions et à sa propre vison du monde. Un monde où il découvre l’esclavage, l’intolérance religieuse, et la barbarie de la guerre. Le dernier chapitre, intitulé « conclusion » signe la fin des tribulations de Candide et des autres protagonistes qui trouvent dans le travail le moyen de bannir « trois grands maux, l’ennui, le vice et le besoin ». A partir de cela nouspouvons nous demander comment les personnages parviennent ils à trouver leur équilibre et quel est il.
Nous verrons donc d’abord comment ce dernier chapitre amorce le début d’une nouvelle vie pour Candide et ses compères.
Puis nous étudierons leur nouveau mode de vie, leur nouvelle philosophie.

Dans ce dernier chapitre Candide, Cunégonde, Pangloss, Martin, Cacambo, la vieille, et lebaron son dans la petite métairie mais le baron est dès le début renvoyé aux galères par tous les autres. Alors que nous pensons que tout se passe bien, Voltaire nous annonce le contraire, en désignant chaque personnage par des adjectifs qualificatifs péjoratifs « laide » « acariâtre » « insupportable » « infirme » « mauvaise humeur » « excédé » p150. Les protagonistes s’ennuient et se posent denombreuses questions sur le sens de la vie. La vieille finie par dire implicitement qu’il vaut mieux souffrir que de s’ennuyer ainsi « je voudrais savoir… à ne rien faire ? » p150-151 ce qu’y relance les débats. On découvre alors à quel point les personnages sont blasés. Martin utilise de vocabulaire médical pour désigner leur situation, tel une maladie, « convulsions », « léthargie », Candide ne saitque penser, utilisation de négation, « n’en convenait pas » « n’assurait rien », Pangloss se voile la face, Voltaire oppose quand il expose son point de vue « toujours horriblement souffert » à «  tout allait à merveille » p151 ce qui montre l’incohérence entre ce qu’il veut montrer et ce qu’il ressent. Après cela il y a l’arrivée inattendue de Paquette et frère Giroflée. Ceux-ci sont ruinés etMartin fait remarquer à Candide que malgré l’argent qu’il a possédé, il n’est à ce jour pas plus heureux que ces deux misérables. Ce qui relance une fois de plus les débats. Enfin pour tenter de répondre à leurs questions, Pangloss, Martin et Candide partent à la rencontre d’un derviche qui est désigné très positivement « très fameux » « le meilleur philosophe » p151 on croit alors que nos troiscompagnons vont trouver des réponses a leurs questions et donc des solutions à leurs problèmes. Mais une fois de plus Voltaire se joue de nous, puisque le derviche ne donne aucune réponse et leurs répond uniquement par de nouvelles questions « de quoi te mêles-tu ? » « est-ce là ton affaire ? » « Qu’importe, dit le derviche qu’il y ait du mal ou du bien ? » p152. Puis finalement quand les...
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