Exemple de commentaire onitsha

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  • Publié le : 3 décembre 2012
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Les trois textes étudiés sont tous extraits du livre Onitsha écrit par Jean Marie Gustave le Clézio. Il fut publié en France en 1991. Ce livre traite de la société coloniale en Afrique, à travers l’existenced’un jeune garçon, Fintan, et de sa mère, Maou qui quittent la France pour rejoindre le père de l’enfant, un anglais se prénommant Geoffrey Allen. Dans un premier temps, nous verrons comment apparaît la société coloniale à l’intérieur des deux premiers textes, puis secondement nous nous intéresserons à ce qu’apprennent les personnages principaux au contact de l’Afrique et de ses habitants d’origineafricaine dans la totalité des textes.

Tout d'abord, les deux textes sont exprimés selon le point de vue interne de Maou « Maou regardait ses mains ; elle comprenait ». Les extraits sont ponctués par des expressions péjoratives tel que « ce silence glacé ; qui passaient leur temps à bridger, à boire ; roquets gâtés » qui nous montre à quel point Maou déteste cette société coloniale.
Al’intérieur de ces passages, elle fait apparaître la société anglaise en une société hautaine vis-à-vis des autochtones “ comptant leurs sous et parlant durement à leur boys, en attendant le billet de retour vers l’Angleterre “. Elle nous montre aussi grâce à la phrase “Elle avait vu que le piano noir avait disparu“ à quel point les colons anglais étaient intolérables envers les étrangers et aimaient toutcontrôler. On sait aussi qu’elle les situe comme un clan à part notamment à cause de leur costume identique “habillés de costumes ridicules.“
De plus, les habitudes des colons diffèrent du pays où ils vivent, Maou qui s’était imaginée “ des hommes sauvages, nus et peints pour la guerre “ se rend vite compte que son imagination s’oppose à la réalité lorsqu’elle découvre“une société de fonctionnairesentencieux et ennuyeux“ . Leur manière de vivre montre qu’ils ne veulent en aucun cas se mêler à la population indigène.

Nous allons maintenant nous préoccuper des enseignements que les personnages principaux, Maou et Fintan, vont recevoir au contact de l’Afrique et de ses habitants d’origine africaine.


Lorsque Fintan et Maou arrivent en Afrique, ils vont devoir apprendre à vivreavec un nouveau mode de vie et des nouvelles coutumes : la phrase « les cris des crapauds, les crissements des insectes, le roulement infatigable des tambours de l’autre côté du fleuve. C’était une autre musique. » nous montre déjà une différence entre la France et l’Afrique. Au contact de ce pays, Maou va se rendre compte qu’elle s’identifie au peuple africain et non à la vie coloniale «  ellecroyait bien n’avoir jamais rien haï de plus que cette petite ville coloniale ».
Tout comme les Aborigènes, elle déteste les colons « personne ne trouvait grâce à ses yeux, pas même le docteur Charon, ou le résident Rally et sa femme ». Si Maou se rend compte de sa proximité avec les autochtones grâce à sa haine envers les colons, son fils Fintan va lui recevoir un tout autre apprentissage : celui dela Nature .
C’est à travers la cohabitation avec la Nature et celle de son amitié avec Bony, que Fintan va apprendre . Tout d’abord, Bony ne parle pas en anglais avec Fintan mais parle le pidgin «  C’est dieu ! Il avat dit cela encore en pidgin »,le langage d’origines africaines ce qui rapproche les deux jeunes gens et montre déjà le lien qui unit Fintan aux coutumes du pays. De plus, aprèsqu’il ait attaqué les termites, ces gardiens des sauterelles d’après le peuple africains, Fintan regretta son geste «  Fintan avait ressenti la même honte » tel un jeune enfant Aborigène.

Au contact de l’Afrique, Fintan et sa Mère vont donc apprendre à vivre d’une manière nouvelle. Fintan grandira grâce à l’apprentissage dont la Nature lui fait part et sa mère se rendra compte qu’elle est...