Exemple de lettre d'une marquise

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  • Publié le : 20 mai 2010
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La Marquise de Bertrans

Château de Bertrans, le 6 octobre 1882

Ma chère Barone de Bezeuville

Comment vous portez-vous ? Je souhaite votre rétablissement prochain.
Il m’apparaît fort peu réjouissant que vous n’ayez pu assister au repas de chasse, c’était assez distrayant et convivial.A force d’habitude nous connaissons tout ce beau monde.
Comme à l’accoutumée, pendant cesrepas, on en vînt à discourir de ce merveilleux thème qu’est l’amour et la question du jour consister à savoir si on peut aimer réellement et sincèrement qu’une seule fois ou si on contraire on peut aimer plusieurs fois de tout son cœur.
Naturellement vous devinez la réaction des personnes assises à notre table.
Les hommes pensaient que l’on peut aimer et trouver la compagne idéale à plusieursreprises alors que les femmes surtout moi-même nous étions d’avis que l’amour, le vrai ne peut nous toucher qu’une seule fois.
Puis le médecin prit la parole,nous racontant l’histoire d’une passion débordante qui dura jusqu’au dernier soupir de cette amante .Amante qui n’était autre que la vieille rempailleuse .Au départ le fait que cette pauvresse ait pu t’aimer m’a choqué mais aprèscoup, tout le monde sur cette terre est en droit d’aimer ou d’être aimer.
Etant petite, elle ne reçue, que peu d’affection de ses parents, eux-mêmes rempailleurs .Ils l’empêchaient de jouer avec d’autres enfants ou lorsqu’elle arrivait à en approcher ces drôles l’injuriaient et lui lançaient des pierres.
Comment voulez-vous que cette petite s’intègre à la société ?
Degénéreuses dames lui offrirent quelques sous qu’elle garda précieusement .Jusqu’à ce qu’un jour elle croisa le petit Chouquet derrière le cimetière qui pleurait pour le vol de quelques sous .Cette petite, au grand cœur, en fut si bouleversée qu’elle lui versa ses économies dans la paume de la main. Il accepta sans mal.Elle était tellement heureuse qu’elle ne put s’empêcher de l’embrasser .Ce petitgarnement n’y prêtait guère attention ,il avait de l’argent,c’était le plus important! Ne se sentant pas repoussée ,elle l’embrassa de nouveau et partie en courant.
Que ce moment devait être attendrissant !
Vous imaginez sa joie, elle avait pu approcher et embrasser un garçon sans se faire rejeter.Ses journées entières,cette petite les passaient à rêvasser de ce jeune garçon qu’elleespérait tant revoir.Elle économisait, économisait pour espérer encore l’embrasser.
Un jour elle le revit derrière les carreaux de la pharmacie et il ne lui plut que davantage.
L’année suivante, elle le rencontra derrière l’école, elle se jeta sur lui qu’il fut effrayer il se mit à crier.Pour le calmer elle lui donna trois francs vingt , un vrai trésor de sorte qu’il les accepta et selaissa caresser, embrasser tant qu’elle voulait.Eh oui mon amie, de nos jours, beaucoup aime pour l’argent.
Durant des années elle versa toutes ses économies entre ses mains pour pouvoir le toucher, l’embrasser avec son consentement .Puis il alla au collège donc elle ne le vit plus .Elle resta un an sans même l’apercevoir mais un jour elle le revit, grandi, changé, embelli mais il fitmine de ne pas la voir.Elle en souffrait énormément et cette petite rempailleuse en pleura beaucoup.
Ses parents moururent et elle reprit leur commerce avec comme compagnons deux chiens et un cheval.Elle était vraiment amoureuse du jeune Chouquet, elle ne vivait que pour lui et ne voyait aucun autre homme sur cette planète que lui.Elle aurait décroché la lune pour ce jeune garçon.
Mais unjour une femme sortir de la pharmacie au bras de celui qu’elle aimait tant.
Chouquet était marié !
Elle était tellement blessée qu’elle voulut se suicider, elle ne pouvait imaginer de ne plus espèrer cet homme pour qui elle aurait pu mourir.Dieu soit loué une personne l’en empêcha et elle fut conduite chez Chouquet.

Cette fille au grand coeur se fit soigner par le jeune pharmacien...
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