Existence & symboles

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  • Publié le : 30 octobre 2010
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Existence & symboles

Plusieurs auteurs, dont Albert Camus, ont recours à l’existentialisme pour représenter l’illusion et le malentendu selon leurs observations. Albert Camus, dans son roman intitulé Le Malentendu, utilise cette méthode pour créer un monde absurde à travers la révolte et la liberté. Ce monde absurde créé par Camus annonce qui est destinée à être tuée. L’auteur s’y prend dedeux façons distinctes. Il développe un langage pour donner du sens à l’existence et il transforme la langue en signe. Tout en présentant une vision tragique du monde tout au long de l’intrigue.

Albert Camus tente d’établir un langage pour donner du sens à l’existence. Individuellement, il parvient à donner un sens à l’existence des nombreux personnages par la responsabilité. Tout d’abord, ilutilise une phrase interrogative.
MARTHA : Dans quelle chambre le mettrons-nous? Acte I scène I, page 47.
Cette phrase interrogative exprime le doute et l’incertitude de la part de Martha. Un champ lexical qui met en relief le thème de la peur de perte de contrôle. Ensuite, l’auteur a recours à la comparaison suivante :
MARIA, dans un cri : Ayez pitié, Seigneur, de ceux qui s’aiment et qui sontséparés!
LE VIEUX, d’une voix nette et ferme : Vous m’avez appelé?
MARIA, se tournant vers lui : Oh! Je ne sais pas! Mais aidez- moi, car j’ai besoin qu’on m’aide. Ayez pitié et consentez à m’aider!
LE VIEUX, de la même voix : Non!
Situé à l’Acte III scène IV, aux pages 128 e 129. Cette figure de rapprochement a pour but de marquer la ressemblance entre le rôle de Dieu et du vieuxdomestique. Camus veut ainsi faire ressentir individuellement le sens d’existence au personnage du vieux domestique qui fait encore un lien avec la thématique de la peur de perte de contrôle. Il procède ensuite à la répétition suivante :
MARTHA : S’il est riche, tant mieux. Mais il faut aussi qu’il soit seul.
LA MÈRE, avec lassitude : Seul et riche, oui, Et alors nous devrons recommencer.
MARTHA : Nousrecommencerons, en effet. Mais nous serons payées de notre peine.
Situé à l’Acte I scène I, page 42. Ce procédé crée un effet d’instance dû à la répétition des même mots riche, seul et recommencer, ce qui nous permet de remarquer qu’une pensée individualiste est présente. L’auteur insère un procédé de personnification rendant la notion de bouche concrète, au lieu d’abstraite alors que La Mère etMartha discutent entre-elles:
LA MÈRE : Laissons cela.
MARTHA, lentement : On dirait qu’il est maintenant des mots qui vous brûlent la bouche.
Situé à l’Acte I scène I, page 43. En effet, Camus établit un langage individuel pour donner un sens à l’existence de chacun des personnages, ce que l’on pourrait également définir comme en leur donnant plus responsabilités.

Camus détruitégalement le langage pour retirer tout sens à l’existence en transformant la langue en signe, grâce aux symboles. Le premier symbole est lorsque le vieux domestique, avant la fin de la pièce, répond non à Maria, sur un ton comme si cela était un refus de l’Au-delà :
MARIA, dans un cri. : Oh! Mon Dieu! Je ne puis vivre dans ce désert! C’est à vous que je parlerai et je saurai trouver mes mots. (Elletombe à genoux.) Oui, c’est à vous que je m’en remets. Entendez-moi, donnez-mo votre main! Ayez pitié, Seigneur, de ceux qui s’Aiment et qui seront séparés!
La porte s’ouvre et le vieux domestique paraît.

LE VIEUX, d’une voix nette et ferme. : Vous m’avez appelé?

Situé à l’Acte III scène IV, page 128. L’auteur utilise ci-dessus, une figure d’analogie, la comparaison pour montrez laressemblance entre le rôle du personnage du vieux domestique et le rôle de Dieu. Le second symbole est le personnage de Martha qui est guidée par l’obsession de devenir riche et de partir auprès du sable chaud d’Afrique et de la mer :
MARTHA : Est-il riche?
LA MÈRE : Il ne s’est pas inquiété du prix.
MARTHA : S’il est riche tant mieux. Mais il faut aussi qu’il soit seul.
LA MÈRE, avec lassitude. :...
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