Exlplication du texte de leibniz

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  • Publié le : 19 décembre 2010
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« Les sens, quoique nécessaires pour toutes nos connaissances actuelles, ne sont point suffisants pour nous les donner toutes, puisque les sens ne donnent jamais que des exemples, c’est-à-dire des vérités particulières ou individuelles. Or tous les exemples qui confirment une vérité générale, de quelque nombre qu’ils soient, ne suffisent pas pour établir la nécessité universelle de cette mêmevérité, car il ne suit point que ce qui est arrivé arrivera de même (...) D’où il paraît que les vérités nécessaires, telles qu’on les trouve dans les mathématiques pures et particulièrement dans l’arithmétique et dans la géométrie, doivent avoir des principes dont la preuve ne dépende point des exemples, ni par conséquence des témoignages des sens, quoique sans les sens on ne se serait jamais aviséd’y penser. »

Préface aux Nouveaux essais sur l’entendement humain, G. W. Leibniz

1 )
Cet extrait est tiré de la préface aux Nouveaux essais sur l'entendement humain écrit par Leibniz est publié en 1704. *
La thèse de l'auteur telle que l'on peut la dégager de cet extrait pourrait s'énoncer de la façon suivante :
Les sens qui sont les diverses fonctions de la sensibilité (ouïe, odorat,vue, toucher, goût) sont limités et ne sont pas suffisants pour nous fournir toutes les connaissances effectives (actuelles).
Ce dernier remet en question l'empirisme et sa théorie des vérités innées.
Leibniz s'est reposé sur une argumentation qui est de l'ordre suivant :
Celui-ci a employé quatre connecteurs logiques (or, car, d'où, par conséquence) afin d 'appuyer son raisonnement et d'entirer des conclusions.
D’abord (dans la première phrase de la ligne 1 à 2 ) Leibniz donne une définition des sens qui pour lui fait apparaître leur limite et ne suffisent pas à eux seuls pour atteindre les vérités nécessaires, autrement dit (Opposé à contingent, le nécessaire qualifie ce qui ne pourrait pas ne pas être, ou être autrement qu'il n'est.)
Ensuite (ligne 3-4) Leibniz emploie leconnecteur « or » afin de soutenir qu'on ne peut former d'idées générales (de façon identique) à partir de ce cas singulier. Il précise, en effet, que par les sens on ne saisit que du singulier donc les sens ne nous apportent que des vérités de faits (empiriques).
Le fait qu'un phénomène se rappelle à l'identique sans aucune exception peut conduire à penser que l'on a affaire à une véritéexpérimentale, mais il n'est pas sûr du simple fait que cela se répète, qu'il en sera toujours ainsi.
Par conséquent , (ligne 4 à 7) , il faut supposer que les vérités nécessaires comme les mathématiques reposent sur des principes abstraits de non contradiction , et non sur des exemples et les sens, même s'il est vrai que sans les sens, les hommes n' auraient jamais réfléchi à ces vérités universelles.2) « Tous les exemples qui confirment une vérité générale, de quelque nombre qu'ils soient, ne suffisent pas pour établir la nécessité universelle de cette même vérité » (ligne 3-4)
Puisque les sens ne donnent jamais que des exemples, c'est-à-dire des vérités particulières ou individuelles, Leibniz montre que la vérité (le souci d'un réel sur lequel nous pouvons, en fonction de critèresvérifiés, nous accorder et nous entendre) ne peut avoir son fondement que dans l'expérience. L'auteur prouve que les faits constatés ne peuvent établir à eux seuls une vérité. Il montre que toutes les vérités et celles qui sont le plus nécessaires ne proviennent donc pas des sens.
De plus, ce dernier considère que les sens ne sont qu'une simple intuition de l'universel et ne peuvent constituer à euxseuls la force d'un raisonnement scientifique. « Or tous les exemples qui confirment une vérité générale de quelque nombre qu'ils soient ne suffisent pas pour établir la nécessité universelle de cette même vérité ».
« Sans nos sens, on ne serait jamais avisé d'y penser. »
Les vérités nécessaires, telles qu'on les trouve dans les mathématiques pures et particulières, dans l'arithmétique,...
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