Explication de texte, alain propos su le bonheur

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  • Publié le : 23 novembre 2010
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Le bonheur est, couramment, assimilé à un état de satisfaction, un état de bien-être, de tranquillité. Nous sommes heureux lorsque nous pouvons profiter d’un bien acquis, être content sans avoir l’angoisse qu’on nous le retire, nous reposer sur la certitude que l’objet de notre désir nous appartient et qu’on ne pourra pas nous en priver.
Mais peut-on alors réellement parler de bonheur, etsurtout, de quel bonheur parle-t-on ? Car posséder ce que l’on désire aussitôt qu’on le désire, si souhaitable que cela paraisse, n’est-ce pas se condamner à toujours vouloir davantage, ou à toujours vouloir autre chose… et finalement à n’être jamais content ? Mais d’un autre coté, peut-on vraiment croire celui qui nous dira qu’il prefere la quete à la satisfaction plutot que le bonheur que luiprocure celui ci une fois atteint ? Si bien que le problème se pose de savoir si être heureux, c’est atteindre l’objet de son désir, ou bien si c’est l’etat de bonheur procuré pendant cette quete .

C’est à ce problème que répond Alain, en remettant en cause l’idée du bonheur comme tranquilité, comme repos, comme quiétude mais paradoxalement implique aussi la peine, et presque quelque chosede l’ordrede la souffrance, « une pointe de douleur » . selon l’auteur le bonheur n’est pas jouissance, proprieté mais au contraire un effort, une conquete .
Pour démontrer sa thèse, Alain commence par annoncer en quoi la difficulté de vivre peut être vue de facon positive ,pertinente pour son bonheur (« Il est bon… passions de l’amour »),
avant d’expliquer pourquoi « l’inquiétude », au sens ducontraire de la quiétude, se presente comme un remede contre le repos de l’âme qui, contrairement aux apparences, tue le bonheur au lieu de le faire exister, comme on le croit trop facilement (« Le bonheur suppose… dont il est enfin le maître »).
Alain propose une compréhension du bonheur ou celui-ci est « action », volonté et effort sans relache, contre toute acquisition trop facile de l’objet de nosdésirs, qui n’aurait pour effet que de laisser ennuyer et sans joie, c’est ce qu’il explique dans une troisième partie (« car c’est la puissance… ravive le feu »).
Et enfin dans une quatrième et derniere partie, Alain demontre sa compréhension du bonheur avec un exemple sur les rois, « trop flattés, trop choyés trop bien servis »… s’inventent des obstacles.

Pour commencer, traitons leparadoxe que nous propose Alain. Il s’agit, dans son propos, de savoir comment être heureux, et pourtant, dès la première ligne du texte, il affirme qu’ « il est bon d’avoir un peu de mal à vivre ». Qu’est ce que cela veut dire ? Peut-on reconnaitre cette thèse du bonheur qui serait en fait caractérisé paradoxalement par son contraire, la difficulté de vivre ? Ne faut-il pas, au contraire voir nosdifficultés à vivre comme une mauvaise expérience? Car personne ne dirait qu’il est heureux s’il souffre… Or, c’est précisément ce qu’affirme Alain, pariant sur l’étonnement du lecteur afin de mieux le faire réfléchir.
Remarquons, tout d’abord, qu’Alain n’associe pas une intense souffrance avec l’arrivée du bonheur . Il est question d’ « un peu » de mal à vivre, d’une difficulté « supportable »,et évidemment pas d’une douleur indépassable qui empêcherait toute satisfaction voire, même d’être heureux.
Ce « peu de mal à vivre », Alain en donne une métaphore : « ne pas suivre une route toute unie ». Qu’est-ce qu’une route « toute unie » ? C’est ce qu’on entend couramment lorsqu’on parle d’un « chemin tout tracé », d’un cheminement trop facile, et qui nous aurait comme conduit delui-même, sans qu’on ait eu le sentiment de le tracer nous-mêmes. Du véritable bonheur, on pense alors qu’Alain en attend une part d’imprévu, d’inattendu, de surprise ,c'est-à-dire de risque. D’après Alain « pas de bonheur sur cette « route » si l’on sait d’avance où elle mènera ». le bonheur dépend de la direction que l’individu lui aurait fait prendre. C’est cet imprévu et ce sens de la surprise...
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