Explication de texte : « discours sur l'origine des fondements de l'inégalité parmi les hommes » jean jacques rousseau

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  • Publié le : 11 décembre 2010
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La première partie des Discours sur l'origine des fondements de l'inégalité parmi les hommes (1755) de Jean Jacques Rousseau, est une réponse formulée à l'égard de Hobbes avec lequel il ne partage pas le même point de vue sur l'origine de la violence de l'Homme. Ainsi, Rousseau décrit le caractère pacifique de l'état de nature, ce qui n'est pas de l'avis de Hobbes qui pense que « les hommes n'ontaucun plaisir à être ensemble ». Hobbes pense donc que les êtres humains seraient capables de s'entretuer sans même avoir de pitié les uns vis-à-vis des autres, donc serait en rivalité permanente. En effet, Il pense que la société permet à l'Homme civilisé de vivre en communauté. Pour ne pas s'égarer, revenons avec Rousseau qui idéalise l'état primaire de l'Homme. En effet, Rousseau considèrecependant la société comme une « contrainte artificielle » dont les Hommes n'ont pas nécessairement besoin. En adoptant une vision Rousseauiste de l'Homme, on peut dire, au contraire, que la société menacerait les différences naturelles propres a chaque individu et créerait par la suite des inégalités. Pour lui, la société corrompt la nature de l'Homme. Avec Rousseau, la vie dit « de nature »,correspond à la phase « animale » de l'Homme dans laquelle il serait un être solitaire et paisible limité dans ses besoins et caractérisé par la timidité, la crainte et la pitié. Pour Rousseau, la sédentarisation, c'est-à-dire la naissance de la propriété et le développement de diverses techniques, aurait modifié cet état, créant ainsi, les débuts de l'état civil, marqué par des sentiments de rivalitéet des inégalités. Pour Rousseau, il faut refonder la société sur les bases d'un véritable « contrat social » et d'une nouvelle éducation qui garantiraient à l'Homme, le respect de ses libertés et de ses sentiments naturels. On remarque cependant que la violence de l'homme est encore un sujet tabou de nos jours. En effet, ce que pense Rousseau au XVIII° siècle est encore un thème au cœur de lapensée des intellectuels du XXI° siècle. Les guerres actuelles illustrent parfaitement ce que l'Homme civilisé est capable de faire pour des inégalités quelconques tels que les religions, la culture et même parfois pour le plaisir de massacrer. L'Homme actuel n'a plus de retenu et massacre ses voisins sans pitié ni honte. Les preuves de cette soif de violence remonte a seulement une cinquantained'années lors de la deuxième Guerre mondiale et le massacre des Juifs. Cet démonstration de Rousseau nous permet de réfléchir sur les origines de la violence.
Ainsi, pour expliquer au mieux ce texte, je vais l'analyser paragraphe par paragraphe. Mon exposé sera donc divisé en trois grandes lignes. En effet j'expliquerai en quoi la réfutation initiale de la pensée de Hobbes est pour Rousseau un atoutmajeur pour sa réflexion et surtout pour sa démonstration. Ensuite, je montrerai comment l'auteur s'y prend t-il pour casser la démonstration de son adversaire pour ensuite valoriser la sienne. Enfin, nous verrons quels sont les arguments même de Rousseau pour justifier son opinion sur l'état de nature de l'Homme.
 
Dès les premières lignes, Rousseau prononce son désaccord vis-à-vis de Hobbes« n'allons pas surtout conclure avec Hobbes que ... ». En effet, la présence de l'injonction « ne pas » nous montre sa mésentente par rapport à son contradicteur sur la nature de l'Homme. Ce désaccord est mis en évidence par le terme « surtout » qui montre le caractère radical de sa démonstration mais également pour mettre en garde le lecteur sur ce que Hobbes a démontrer auparavant. Ces deux auteursont un point de vue différent sur la méchanceté naturelle de l'Homme. En effet, ils veulent répondre au mieux à la question que se pose chaque individu, c'est-à-dire dire si l'Homme nait naturellement méchant ou s'il le devient avec son éducation. Par ailleurs, Rousseau reprend chaque conclusion de Hobbes pour montrer leur absurdité par rapport à sa démonstration. Il reproche donc à Hobbes...
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