Explication de texte : flaubert

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  • Publié le : 21 novembre 2011
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Elle avoua qu’elle désirait faire un tour à son bras, dans les rues.
Ils sortirent.
La lueur des boutiques éclairait, par intervalles, son profil pâle ; puis l’ombre l’enveloppait de nouveau ; et, au milieu des voitures, de la foule et du bruit, ils allaient sans se distraire d’eux-mêmes, sans rien entendre, comme ceux qui marchent ensemble dans la campagne, sur un lit de feuilles mortes.
Ilsse racontèrent leurs anciens jours, les dîners du temps de l’Art industriel, les manies d’Arnoux, sa façon de tirer les pointes de son faux-col, d’écraser du cosmétique sur ses moustaches, d’autres choses plus intimes et plus profondes. Quel ravissement il avait eu la première fois, en l’entendant chanter Comme elle était belle, le jour de sa fête, à Saint-Cloud ! Il lui rappela le petit jardind’Auteuil, des soirs au théâtre, une rencontre sur le boulevard, d’anciens domestiques, sa négresse.
Elle s’étonnait de sa mémoire. Cependant, elle lui dit :
— « Quelquefois, vos paroles me reviennent comme un écho lointain, comme le son d’une cloche apporté par le vent ; et il me semble que vous êtes là, quand je lis des passages d’amour dans les livres. »
— « Tout ce qu’on y blâme d’exagéré, vousme l’avez fait ressentir », dit Frédéric. « Je comprends Werther, que ne dégoûtent pas les tartines de Charlotte. »
— « Pauvre cher ami ! »
Elle soupira ; et, après un long silence :
— « N’importe, nous nous serons bien aimés. »
— « Sans nous appartenir, pourtant ! »
— « Cela vaut peut-être mieux », reprit-elle.
— « Non ! non ! Quel bonheur nous aurions eu ! »
— « Oh ! je le crois, avec unamour comme le vôtre ! »
Et il devait être bien fort pour durer après une séparation si longue !
Frédéric lui demanda comment elle l’avait découvert.
— « C’est un soir que vous m’avez baisé le poignet entre le gant et la manchette. Je me suis dit : » Mais il m’aime… il m’aime. « J’avais peur de m’en assurer, cependant. Votre réserve était si charmante, que j’en jouissais comme d’un hommageinvolontaire et continu. »
Il ne regretta rien. Ses souffrances d’autrefois étaient payées.
Quand ils rentrèrent, Mme Arnoux ôta son chapeau. La lampe, posée sur une console, éclaira ses cheveux blancs. Ce fut comme un heurt en pleine poitrine.

Comment Flaubert, dans ce premier épilogue, met-il fin à une relation platonique fondée uniquement sur un travail de mémoire ?

Elle avoua qu’elledésirait faire un tour à son bras, dans les rues.

- Une forme de désir apparait après une trentaine d'années (33ans).
Un espoir qui sera toutefois abolie née aux yeux des lecteurs.
Ce sont des retrouvailles apparemment romantiques.

Ils sortirent.
La lueur des boutiques éclairait, par intervalles, son profil pâle ; puis l’ombre l’enveloppait de nouveau ;

-Cette phrase semble être uneallusion à la fin des illusions de F.
Pour la connaissance symbolique, l'ombre apparaît comme une réalité lourde de toutes les angoisses humaines.
Ici cette lourde réalité serait que les désirs de F. ne sont voués qu'à l'échec, il s'agit d'une prise de conscience. Détours de l'emotion amoureuse, mais c'est surtout le recit d'un renoncement

et, au milieu des voitures, de la foule et du bruit, ilsallaient sans se distraire d’eux-mêmes, sans rien entendre, comme ceux qui marchent ensemble dans la campagne, sur un lit de feuilles mortes.

-Comparaison: cliché de l'amour passion.
- Ce passage est une description d'une scène banale de couple amoureux.

Ils se racontèrent leurs anciens jours, les dîners du temps de l’Art industriel, les manies d’Arnoux, sa façon de tirer les pointes deson faux-col, d’écraser du cosmétique sur ses moustaches, d’autres choses plus intimes et plus profondes. Quel ravissement il avait eu la première fois, en l’entendant chanter Comme elle était belle, le jour de sa fête, à Saint-Cloud ! Il lui rappela le petit jardin d’Auteuil, des soirs au théâtre, une rencontre sur le boulevard, d’anciens domestiques, sa négresse.

-F. se souvient de tous...
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