Explication de texte: hegel

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  • Publié le : 13 octobre 2010
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ECPLICATION DE TEXTE : HEGEL

La critique de la philosophie est, comme on peut le constater chez Platon, fort ancienne, et aujourd'hui encore, la philosophie est suspectée d'être à la fois difficile, comme sont les sciences les plus abstraites, mais, de plus, parfaitement inutile. Tout juste pourrait-elle servir à dégourdir un peu l'esprit des élèves, à condition de ne pas leur faireprendre vraiment l'entreprise au sérieux: il y aurait, des choses bien plus importantes. Selon ce point de vue, la pensée, dont le philosophe prétend qu'elle est le domaine propre de son art, ne mériterait guère qu'on s'y applique : nos opinions, ces pensées personnelles respectables, ne nous guident-elles pas bien assez dans cette vie ? Depuis Platon, la philosophie n'a eu de cesse de s'expliquer surce qu'elle est, surtout afin de justifier son utilité. L’opinion commune affirme que philosopher est à la portée de tous puisqu’il suffit de penser pour élaborer des idées, mais celles-ci ont-elles une authentique valeur philosophique, suffit-il de penser ou bien faut-il apprendre àphilosopher ? C’est à ces questions que répond Hegel en critiquant la pensée de la jeunesse qui n’est pas fondée, il oppose à ces opinions la nécessité d’un apprentissage c’est à dire d’un effort, d’un travail véritable dont le sens commun ne voit ni l’utilité ni le but. L’enjeu du texte est la définition de la philosophie qui est une connaissance réelle et non un ensemble d’opinion. Par conséquentla thèse que va soulever Hegel dans ce texte, est, « la philosophie est une activité personnelle d’apprentissage de la vérité». Nous allons donc voir dans un premier temps que l’auteur procède à l’affirmation de la nécessité d’apprentissage en philosophie puis dans un second temps que Hegel fait une critique de l’opinion commune qui consiste à affirmer que tout apprentissage est inutile enphilosophie. On constatera toutefois, dans un troisième temps que Hegel critique une pensée non encore informée qui est, soit sans contenu, soit sans valeur philosophique de la jeunesse.
La thèse est donc énoncé dès les premières lignes (l. 1-3) : une bonne philosophie s’obtient par l’apprentissage et elle doit être enseignée et apprise. La fin du texte ira jusque dire que la philosophie et unevérité, grâce à l’apprentissage. Il s'agit donc d'un plaidoyer dont l'affirmation fondamentale est que la philosophie « doit nécessairement être enseignée et apprise, aussi bien que toute autre science » (l. 2-3), ce qui en fait une vérité. De plus on constat que Hegel compare justement cet apprentissage de la philosophie aux sciences (l. 3). L’apprentissage de la philosophie doit être « aussibien » appris que toute autre science ! La philosophie serait-elle donc une science ? Comment peut elle être « aussi bien » apprise qu’une science ? Ce raisonnement d’analogie exposé pas Hegel est assez paradoxal, au vu de se que disait Kant dans « Logique » ou, il explique que la philosophie est non un savoir constitué mais d’abord une pratique. Mais la comparaison de la philosophie et de la sciencen’est-elle pas confus, au vu que la science est une discipline sur des valeurs concrètes (les faits, une vérité…), alors que la philosophie est une discipline qui change selon la pensé de l’être ? A moins que cette valeur que nous avons de la science soit pervertie par la société et ainsi on ne sait plus vraiment quoi penser, par nous même. La science est aujourd’hui un savoir constitué (mais enévolution) alors que la philosophie n’en est point, vu que l’on se base d’abord sur une pensée personnelle (penser par soi même) puis ensuite on se justifie par une pensé déjà exprimer (par exemple par un grand philosophe, celle des autres) et qui est en accord avec la notre. Il est vrai qu’il y a tout de même un rapprochement entre les sciences et la philosophie mais le raisonnement en science...
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