Explication de texte jean jacque rousseau

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1036 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 26 avril 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Les dangers de l’étude de l’histoire

Jean-Jacques Rousseau est peut-être un des philosophes les plus brillants des Lumières françaises : auteur célèbre dès son premier discours, mais également très critiqué, il collabore à la rédaction de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, qui commence à paraître dans la première moitié du XVIIIe siècle.
En 1762 paraît L’Emile, une œuvre prenant pourthème central l’éducation : il s’agit alors de décrire la formation d’un élève imaginaire, formation qui doit faire de l’élève un homme libre et heureux.
Toute bonne éducation comprenant l’étude de l’histoire, Rousseau en vient à prendre cette discipline comme sujet d’étude et en fait une critique détaillée, une critique négative, puisqu’il en dénonce les dangers : quelle vision Rousseau a-t-ilalors de l’histoire ? Que lui reproche-t-il ?

Au premier abord, il peut sembler que l’histoire ne peut pas faire l’objet de critiques puisque celle-ci est extrêmement importante pour l’humanité. En effet elle a permis à des générations entières de connaître l’histoire de leur ancêtre et de prendre conscience de l’évolution immense qu’il y a eu au fil des années .Elle a permis aux hommes deconnaître les événements qui se sont déroulés au fil du temps et qui aujourd’hui nous servent de repère et d’exemples .
De plus, l’histoire est très rarement contestée : il s’agit d’un ensemble de faits qui ont eu lieu, d’une réalité passée que la plupart des gens admettent sans la débattre, la critiquer ou la questionner. On l’apprend mais on ne la critique pas, que ce soit de façon positive ounégative, on la constate sans mettre en cause la façon de faire des historiens.

Selon Rousseau, quand l’élève apprend l’histoire, il devrait pouvoir s’identifier et se sentir proche des hommes du passé qui sont ses semblables. Au lieu de cela, l’élève se place comme juge de ces événements et ne cherche pas à trouver des explications sur ce qui c’est passé, il ne s’intéresse plus aux circonstances quiont engendré de telles situations car il est trop occupé à juger les actions qu’on lui présente. Cet élève « sans intérêt et sans passion » n’est capable ni de se sentir proche des hommes du passé, ni de les rejeter, de les accuser. L’histoire ne devrait pas être un récit neutre, mais une aventure passionnante qui concerne directement l’élève qui l’apprend, car il est lui-même le résultat de cettehistoire.

Rousseau nous explique que l’histoire est presque un manque de pudeur vis a vis des hommes car elle démasque leurs actions qui sont habituellement cachées derrière leurs discours. En effet le langage sert souvent à l’homme de bouclier derrière lequel il se protège car il est plus facile de parler que d’agir. Lorsque l’on enlève ce bouclier aux hommes on dévoile leur vraiepersonnalité, ce qui pourrait être positif dans le cadre d’une relation intime entre un nombre restreint de personnes en qui on a confiance. Or Rousseau reproche à l’histoire de montrer aux yeux de tous non seulement le vrai visage de certains hommes mais également cette volonté qu’il on eu de le cacher, ce qui est donc très embarrassant pour eux.

Pour Rousseau l’histoire doit faire l’objet de critiquecar celle-ci n’est pas représentative de ce qui se passe dans le monde : elle ne parle que des évènements négatifs qui se sont produits et énormément de choses restent dans l’ignorance.
Rousseau nous expose sa vision négative de l’histoire. Pour lui, les historiens ne sont pas de véritables scientifiques : en effet les historiens prennent parti puisqu’ils ne dévoilent que les côtés les plussombres de l’histoire (« elle [l’histoire] n’est intéressante que par les révolutions, les catastrophes »), ils ne rendent donc compte que d’une partie des faits. Pour Rousseau, « juger ses semblables avec équité » est extrêmement difficile, et l’historien se trompe s’il croit le faire. L’histoire ne dit rien des périodes de prospérité ou très peu. « Toutes nos histoires commencent où elles...
tracking img