Explication de texte, john locke : second traité du gouvernement civil

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  • Publié le : 11 décembre 2010
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Explication de texte : John Locke, second traité du gouvernement civile.

Avant tout, les écrivains sont des hommes qui appartiennent à leur époque et compte tenu de leur sensibilité plusfringante, participent plus étroitement aux affaires de leur temps. Il n’y à donc rien d’étonnant à ce que ces spectateurs mettent leur art au service d’une cause politique ou d’un courant de pensée. C’estd’ailleurs ce qu’ici fait John Locke, dans son récit Second traité du gouvernement civil. Il établit une critique de la monarchie absolue du roi Jacques Stuart, autrement dit Jacques II. Au Royaume-Uni,une révolution éclate en 1688 et fait surgir des réflexions sur l’origine, les limites et les fins véritables du pouvoir politique. C’est précisément ces questions qu’envisage John Locke dans notretexte qui y répond en soutenant que, chacun jouit des droits naturels, « liberté individuelle » et « propriété privée » selon lui, et que si le gouvernement supprime ces droits que dispose le peuple, celapourrait alors détruire la paix dans le monde et déclencher des guerres civiles. Pour défendre sa thèse, John Locke introduit dans le premier paragraphe un raisonnement sous forme de modus tollenspuis dans un second paragraphe, le raisonnement par l’absurde.

Le modus tollens est tout d’abord un raisonnement, dans ce texte il s’agit plus particulièrement d’une déduction, ce procédé consiste àformer des représentations générales à partir de faits particuliers. La déduction, pour ce texte, prend la forme de ce qu’on appelle un syllogisme hypothétique. L’extrait de texte qui nous est soumiscommence d’emblée avec « Si les législateurs tentent de ravir et de détruire les choses qui appartiennent en propre au peuple, ou de le réduire en esclavage sous un pouvoir arbitraire, alors ils semettent en état de guerre avec le peuple » (l.1 à 3), qui est ici perçu comme une condition, reconnue avec la formule de base « si […] alors ». Grâce à cette phrase d’introduction, l’auteur soulève...
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