Explication de texte, karl marx, le capital

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Explication de texte : Karl MARX, Le Capital, Livre I, ch. 7 (1867)

Ce texte de Marx, traite du travail en un sens qui n’est pas vraiment économique (production de richesse, obtention d’un salaire), ni social (conditionnant les rapports entre les hommes), ni moral (la paresse comme vice, la participation obligatoire de chacun aux tâches permettant l’organisation matérielle de la viesociale) : son point de vue relève de l’anthropologie philosophique qui vise à définir ce qui « appartient exclusivement à l’homme ». L’auteur affirme ici que si le travail est bien une activité dont on trouve déjà, à certains égards, la présence prototypique dans la nature, le travail reste pourtant une activité spécifiquement humaine, c’est-à-dire intelligente. C’est seulement en montrant cettespécificité humaine du travail que l’on comprend son caractère pénible. Marx conduit à se demander d’abord si le travail est une activité commune aux animaux et aux hommes ou si elle est propre à l’homme et ensuite pourquoi il est si pénible ? Si Marx réinscrit d’abord le travail au sein d’un rapport avec la nature, c’est pour mieux mettre en valeur ensuite ce qui le distingue de manière spécifique d’un modeinstinctif de production. Intelligent et volontaire, le travail est donc une activité pénible non seulement physiquement mais surtout psychologiquement.

Marx réinscrit d’abord l’homme au sein de la nature en montrant d’abord la transformation réelle au sein du réel. Le travail est un acte qui se passe entre l’homme et la nature : Nous ne travaillons jamais seul. C’est d’abord un rapport del’homme aux choses, c’est une réalité artificielle produite. La nature c’est l’ensemble des réalités qui ne sont pas transformées par l’homme comme par exemple, l’herbe, elle est verte et pousse au sol, un homme ne peut pas changer cela. Pour Marx, le rapport entre le moi et le réel, c’est le travail. Il y a trois caractéristiques de la réalité : on a tout d’abord la subsistance, qui dépendintégralement de moi ; il y a ensuite l’existence et enfin la résistance ; ces trois caractéristiques définissent le réel.
L’expérience de l’effort est dû à la mise en activité des organes corporels de l’homme, c’est-à-dire que lorsque l’homme fait l’effort de transformer le réel, il utilise plusieurs chose, notamment la conscience : il doit tout d’abord prendre conscience de ce qui est réel et dece qui ne l’est pas pour ensuite réussir à distinguer ce que l’homme peut faire de ce que l’animal peut faire. Ensuite, il utilise sa technique, c’est-à-dire, que l’homme est un technicien : la technique est un outil comme prolongement de l’organisme humain, en effet la première technique ne fait que prolonger les pratiques instinctives qui étaient d’abord irréfléchi. L’outil est un complément del’organisme. La seconde technique est la marque propre de la culture humaine. Par la technique, l’homme se rend comme « maître et processeur » de la Nature selon Descartes. Par exemple, une araignée fait des opérations qui ressemblent à celles du tisserand, et l'abeille confond, par la structure de ses cellules de cire, l'habileté de plus d'un architecte. Mais ce qui distingue dès l'abord le plusmauvais architecte de l'abeille la plus experte, c'est que l'architecte construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche
L’homme voit ses besoins satisfaits dans la logique de l’assimilation, lorsqu’il a assimilé que le travail est en premier lieu propre à l’homme dans le sens où le travail est un acte qui se passe entre l’homme et la nature. De plus, il faut que l’hommeassimile aussi qu’il n’est pas le seul à travailler : «Nous ne travaillons jamais seul ». Ainsi le travail est apparu pour une nécessité «naturelle»: l’homme a du s'adapter en transformant la nature, pour combler ses besoins.

Le travail provoque aussi un effet-retour, c’est-à-dire que l’homme qui travail se travaille aussi, il se transforme en transformant les choses. Le travail a...
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