Explication de texte nietzsche: "la connaissance absolue"

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  • Publié le : 24 mai 2010
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Existe-t-il une connaissance absolue ?
Pour connaître véritablement une chose, il semblerait qu’il soit nécessaire de l’envisager avec une certaine distance pour pouvoir en tirer l’essence. En effet, ma subjectivité peut transformer une chose car non seulement cette connaissance s’apparenterait plus à une opinion, mais en plus, ma présence vis-à-vis de cette chose pourrait la modifier.
Si jeconsidère les choses de manière objective, je dois faire abstraction de mon existence vis-à-vis d’elle. Mais, cette connaissance ne peut jamais être totalement exacte car si j’ai conscience de l’existence d’une chose, c’est qu’il y a un certain lien entre elle et moi : vouloir déterminer les choses dans l’absolu  en faisant abstraction de moi par rapport à elle serait à la fois une connaissancevaine et une connaissance erronée.
Quelle démarche le philosophe ou le scientifique doit-il adopter face à la recherche de la connaissance ?
Nietzsche prétend dans notre texte que la connaissance véritable d’une chose passe par la prise de conscience des liens qui existent entre cette chose et moi, et consiste à les expliciter, à les comprendre.
Il propose tout d’abord une critique des préjugés dela connaissance en affirmant qu’une chose n’existe pas dans l’absolu mais toujours relativement à une autre, puis poursuit par une première définition de la connaissance telle qu’il l’entend. Dans un second temps, Nietzsche cible sa thèse en visant particulièrement le « philosophe de la connaissance » et en réfutant ses principes de la connaissance les jugeant contradictoires. L’auteur continuesa thèse en spécifiant davantage la définition de la connaissance donnée précédemment et conclut par un résumé de ce qui a été montré tout au long du texte donnant des indications sur la bonne attitude à avoir dans la recherche de la connaissance et sur les attitudes désuètes de ceux qui ne sont pas bien positionnés face à la connaissance.

Nietzsche entame son texte par une assertion quiaffirme avec force que la connaissance est un leurre, une illusion. Le terme utilisé de « fable » sert à montrer l’abus des hommes qui croient avoir trouvé la connaissance mais n’ont fait en réalité que l’inventer. Dès le début du texte Nietzsche semble donc remettre en cause le principe philosophique longtemps débattu de la connaissance.
La seconde phrase poursuit la sorte de blâme qui est adressé àceux qui (alors désignés par un « on » neutre) parlent de ce l’auteur appelle « les choses en soi ». Nietzsche réfute catégoriquement dès le début du texte une thèse selon laquelle la connaissance se baserait sur un examen des choses dans l’absolu, en remettant en question l’existence d’un absolu.
En effet, l’auteur pose une hypothèse selon laquelle l’absolu existerait, ce qui montre déjà lesdoutes qu’il peut avoir à ce sujet, et prouve que dans tous les cas la connaissance ne pourrait se baser sur un absolu ; l’absolu, étant inconditionné, c’est-à-dire, sans bornes, ne peut être connu ou compris par l’esprit humain sans perdre alors sa propriété de chose inconditionnée. Il aurait alors une condition puisqu’il serait connu de l’homme.
Ainsi, Nietzsche ne s’intéresse pasparticulièrement à la question de l’existence d’un absolu ou non dans les choses du monde (et laisse d’ailleurs cette question en suspens) mais sans avoir à y répondre, il montre que ce n’est pas la voie adéquate pour arriver à une connaissance de ces choses.
Nous pouvons remarquer que les arguments de l’auteur se basent sur les faiblesses de la thèse adverse : en effet, Nietzsche parvient à imposer sa vision endémontant logiquement les arguments des autres ; une fois les préjugés du lecteur effacés, il annonce ses notions sans presque avoir à les démontrer.
L’auteur n’est pas dans une démarche défensive mais particulièrement offensive ce qui lui permet d’asseoir ses théories avec plus de facilité.
C’est ainsi qu’il procède ici : après avoir réfuté la légitimité de l’existence d’un absolu pour...
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