Explication de texte : g. berkeley, principes de la connaissance humaine

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  • Publié le : 16 novembre 2011
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Commentaire de l’extrait :

Dans son oeuvre intitulée Traité sur les principes de la connaissance humaine (1710), le philosophe, théologien et évêque irlandais cherche à nous inculquer la doctrine immatérialiste. Plus précisément, dans ce texte issu du paragraphe trois, G. Berkeley insiste sur l’existence des objets que nous percevons par nos sens qui ne peut être démontrée selon lui que parleur perception. Ainsi, la question est donc de savoir si les objets que nous percevons existent réellement en dehors du fait que nous les percevons. Ce texte est par conséquent de nature ontologique.
G. Berkeley veut ainsi montrer que ces objets n’existent que si nous les percevons, c’est-à-dire que dès que nous tournons le dos à un objet, celui-ci disparaît, car personne ne le perçoit, de fait,rien ne prouve qu’il existe, du coup, il n’existe pas.
Afin de bien dégager l’argumentation de ce texte, nous l’étudierons en trois parties. En effet, nous avons distingué, respectivement, la position de la thèse, ligne une à quatre, de là, G. Berkeley nous décrira un exemple illustrant cette thèse (ligne quatre à dix) ; enfin, nous aurons (ligne dix à quatorze) l’exposé desprémisses de la théorie idéaliste de G. Berkeley, laquelle est fondée sur le principe que « l’essence des objets consiste en ce qu’ils sont perçus ».

Le texte commence de prime abord par l’exposé de la thèse de l’auteur. En effet, Berkeley commence par nous expliquer que le monde corporel n’existe qu’en tant objet de perception, Berkeley part des sensations pour démontrerqu’au moyen des sens nous ne connaissons que nos perceptions. Il n’y a pas d’au-delà des choses perçues, de substance, de permanence ; il n’y a que des esprits et des idées de ces esprits.
La distinction établie par John Locke entre « qualité premières et qualités secondes » est refusée par Berkeley qui affirme que toutes les qualités sont des sensations subjectives. Cette conception permetd’échapper au scepticisme né de l’interrogation sur les arrières-mondes (Traité sur les principes de la connaissance humaine, 1710).
Berkeley rejette certes toute existence de choses cachées sous nos représentations, tout matériel transcendant le perçu, mais cela signifie pas une négation des choses sensibles, autrement dit, des choses qui peuvent être perçues par les sens (ligne quatre) pour peu quel’on veuille bien admettre qu’exister ne signifie rien d’autre qu’être perçu.

La thèse de Berkeley donne donc lieu à un exemple analytique illustrant cette même thèse. En effet, alors que l’esprit a tendance à croire que les qualités sensibles doivent forcément appartenir à quelque substance matérielle, Berkeley répond que les choses ne sont qu’une « collection d’idées ». Qu’est-ce par exemplequ’une « table » (ligne quatre et six) sinon ensemble de formes, de couleurs, d’odeurs ? En effet, nous nommons « table », un ensemble de qualités sensibles que l’expérience nous montre toujours réunies mais il n’est nul besoin de supposer pour autant qu’existe, derrière ces qualités, une substance sous-jacente.
Déjà en ce qui concerne les idées produites par l’imagination nous savons avec évidencequ’elles sont produites par l’individu sans correspondance matérielle. On pourrait certes objecter que nos perceptions des objets ne procèdent pas de notre libre volonté, qu’elles persistent contre notre volonté : je ne choisis pas de voir cette « table ».
Par ailleurs, il convient de dire que si l’on recueille les informations que nous permettent de recevoir nos divers sens, ce n’est jamaispour mieux comprendre ce qu’un sens nous a permis d’apprendre, comme lorsque j’examine avec mes autres sens une chose que j’ai vu, c’est tout simplement pour savoir quelles idées sont en connexion les unes avec les autres. Car, plus nous connaissons de connexions entre les idées, plus nous sommes en mesure de connaître la nature des choses. Nous ne sommes pas loin ici de la définition...
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