Explication la cour du lion

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  • Publié le : 14 décembre 2011
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« La Cour du Lion »,  », Fables, VII, 7
LF s’est probablement inspiré d’une fable de Phèdre, Le Lion régnant.
Problématique : quelle est la portée satirique de cette fable ? Comment LF fait-il « passer » cette satire ?

Un récit vif et animé
1. Structure de la fable
Vers 1-13 : présentation de la cour
14-32 : intervention des animaux (ours, singe, renard)
33-36 : moralitéexplicite

2. Procédés d’animation
a/ un rythme qui tient le lecteur en éveil
vers de différents mètres : présentation avec 2 alexandrins, rythme ample, majesté royale ; ensuite octosyllabes (plus rapide, plus familier, intérêt du lecteur) ; alternance de longueurs de vers : CF commentaire du narrateur, vers 26-27, commentaire ironique, mis en évidence par les octosyllabes au milieu de 2séries d’alexandrins.
Nombreux enjambements, rejets, contre-rejets ; vers 7 : Avec son sceau ; Cour plénière (9) ; Qui ne fût aïl au prix (24) ; Que sens-tu, (29) ; sans odorat (32).Chaque fois, on a une cassure ds le rythme et certains mots st mis en valeur :
Avec son sceau (7) + Cour plénière (9) : importance du roi et sentiment d’importance qu’il tient à montrer, à « étaler » (12)
Qui ne fûtail au prix (24) + Que sens-tu ? (29) + Sans odorat (32) : importance de ce que sentent les courtisans, symbolique de ce qu’ils sont prêts à faire en tant que courtisans. Le dernier rejet Sans odorat : c’est la bonne solution, il ne faut pas avoir de pensée personnelle, il faut voir et sentir ce que le monarque veut que l’on voie et sente.
Alternance de différents types de discours :
Direct :vers 29-30 ; vers 29 : Que sens-tu ? dis-le moi : parle sans déguiser : rythme ternaire, 2 vbs à l’impératif + une question : c’est le roi qui domine le dialogue, l’autre ne peut qu’obéir ou répondre ; contradiction flagrante avec le sans déguiser par lequel le roi tente de montrer sa mansuétude.
Discours narrativisé : Le Singe approuva fort cette sévérité (20) ; L’autre aussitôt de s’excuser(30)
Discours indirect libre : 23-24 (discours du singe)
Alternance des temps
temps du récit : imparf / passé simple
30 : L’autre aussitôt de s’excuser : infinitif de narration, qui exprime la rapidité, l’immédiateté de la réaction (servilité du renard) ; vivacité.
4 derniers vers, impératifs (adresse au lecteur) + présent d’énonciation (ceci vous sert)

CL 1ère partie : LF faitun récit rapide, vivant, qui a pour première fonction de « plaire », avant tout désir de donner une leçon.

La représentation animale
1. Les animaux sont des stéréotypes traditionnels :
le lion : le roi, puissance, cruauté, arbitraire ; règne par la force. Griffe (22)
Le singe : la flatterie
Le renard : la ruse, conforme à la tradition du Roman de Renart.
L’ours :maladresse, lourdeur

2. Parallélisme entre monde animal et monde humain
Les animaux st personnifiés :
Sentiments et comportements humains : étalait sa puissance (12), cette mine (17), déplut (18), irrité (18), faire le dégoûté (19), etc.
Physique humain : sa narine (16), faire cette mine (17), un grand rhume (31)
Vocabulaire de la monarchie : vassaux (4), une circulaire écriture / Avec sonsceau (6-7), le Prince (12), Louvre (13) (allusion claire puisque le Louvre est le palais du roi), Monseigneur (26), etc.

CL 2ème partie : l’utilisation des animaux est un moyen traditionnel que LF emprunte ici à Phèdre ; l’utilisation des animaux a deux intérêts : rendre la fable amusante en faisant appel chez le lecteur aux stéréotypes qu’il connaît sur les animaux ; faire une critiquesociale ou politique sans risquer la censure.

III La satire socialea. Critique du pouvoir arbitraire :
Volonté de toute-puissance du roi, vanité (vers 1-2) ; premiers mots de la fable : Sa Majes é Lionne, ironie, imitation de Sa majesté très- Chrétienne pour désigner le roi de France. Toute nature, tous les côtés (4-5) : il veut être partout à la fois. La raison même de l’assemblée plénière...
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