Explication philosophique du texte de malinowski

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  • Publié le : 12 mai 2011
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Le travail est l’essence même de l’homme or ce mot qui vient du latin tripalium qui signifie instrument de torture indique que cette activité est connue pour être pénible et contraignante.
Dans ce texte, l’auteur donne deux visions du bénéfice du travail avec en premiers les kirwiniens, un peuple autochtone qui travaille de manière artisanale et ensuite une société capitaliste qui prône lesalariat.
Qu’est ce qui peut bien pousser les hommes à travailler ?
Qu’attendent-ils les uns et les autres de leur travail ?
Pourquoi et à quelles conditions travaillent-ils ?
Peut-on juger la manière dont les autres travaillent ?
Mais le fait que la société capitaliste se permette de critiquer et de juger la manière de travailler des autochtones qui permet aux ouvriers de se réaliser, n’est cepas un fait paradoxal sachant que dans leur organisation du travail seul le bénéfice compte ?

Ainsi pour travailler de manière satisfaisante, les Kirwiniens ont besoin d’un motif c'est-à dire une raison d’agir. En effet, l’activité humaine repose sur des mobiles et sur des motifs, ces derniers se rencontrant de préférence dans des actes volontaires motivés par l’ambition par exemple. Dans cecas le travail est donc le fruit de la volonté qui fixe un but et qui mobilise toutes les capacités de l’homme en vue d’atteindre ce but. Ainsi le Kirwinien se fixe des obligations, contraintes qui trouvent sa source dans le sujet lui-même : c’est la volonté de l’homme qui fixe les activités qu’il va entreprendre. Mais pour l’aider dans cette démarche, la coutume et la tradition (l’héritagesocial et culturel : institutions, croyances et coutumes communes à un groupe) constituent un phénomène collectif et contraignant qui permettent d’exercer une pression morale sur l’individu qui douterait du réel bénéfice du travail.
Dans les sociétés décrites par l’auteur comme plus évoluées, le travail n’est qu’un simple moyen, ce qui est cherché c’est le bénéfice qui est perçu par l’homme, dans cecas, comme un dédommagement de la peine que l’on se donne en travaillant. Il est peu regardant quant au choix de son travail : il ne s’attend nullement à ce que le travail soit par lui-même une source de joie. Le travail est donc un devoir dans les sociétés évoluées.
Les autochtones et les blancs ont donc une vision complètement différente du bénéfice de l’action de travail : D’un coté, lesKirwiniens perçoivent dans le travail une opportunité de se valoriser en exerçant leurs talents, leurs compétences tandis que pour l’homme moderne, le travail n’est pas une fin, il est un simple moyen d’obtenir un bénéfice qui peut être matériel tel que l’argent. On ne peut donc pas appliquer les mêmes méthodes d’encouragements pour faire travailler un Blanc et un kirwinien car ils n’ont pas le mêmebut.

Ainsi le Blanc ne comprend pas la manière de travailler de l’autochtone et le qualifie de paresseux. En outre dans les sociétés évoluées, le travailleur s’octroie les valeurs du courage et du travail et se met à critiquer l’inactif : le travail est un devoir, une vertu morale et sociale. De plus le monde tout entier est soumis aux valeurs du travail (endurance, assiduité, rendement,productivité…) or les kirwiniens ne travaillent pas comme les hommes dits évolués, ils sont donc jugés inactifs. En effet, les autochtones travaillent de manière artisanale c'est-à-dire qu’ils exercent un travail où ils déploient leurs talents : ils mettent du temps à construire l’objet et s’y investissent personnellement contrairement à l’organisation du travail dans les sociétés industrialisées oùl’objectif premier est la quantité et non la qualité. Cela passe par la division du travail en tâches distinctes qui permet de faire un calcul optimal du temps de production car le but étant de produire le même volume d’objets produits le plus rapidement possible. Mais ce type de travail restreint à une seule tâche simplifiée et répétitive ne sollicite plus les capacités de l’homme : c’est la...
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