Explication spinoza machiavel

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  • Publié le : 30 avril 2010
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Machiavel et le machiavélisme

TD Spinoza-Machiavel

On pourrait inscrire la lecture que Spinoza fait de Machiavel dans le cadre, à lui postérieur, de celle des philosophes des lumières. Ils ont vu Machiavel comme partisan du bien des peuples, en s’opposant aux courantes antécédentes, que lisaient Le Prince comme un éloge de la tyrannie.
La thèse soutenu par Spinoza c’est que Machiavel estun homme sage, partisan de la liberté.

Dans un premier moment, Spinoza distingue ce qui est clair chez Machiavel (les conseils sur les "moyens") de ce qui ne l'est pas (la "fin" qu'il poursuit).
Puis, dans un deuxième, (dés la ligne 3, jusqu’à la ligne 13) il fait deux assertions : l’une hypothétique (« S’il s’en propose une bonne »), l’autre, que la soutiens, catégorique (« Comme il fautcroire en parlant d’un homme sage »). Les deux sont justifiée par les exemples que Spinoza va à rapporter et, dans la dernière partie (« Je penche »jusqu’à la fin), à affirmer explicitement.

Du moment que ce texte s’insère dans un plus vaste discours que cultive l’idéal de la libre république, il faut se questionner comment Spinoza a interprété Machiavel pour arriver à la thèse qu’il est un hommesage (donc libre dans le langage de l’Ethique) et, par conséquence, qu’il travail pour la liberté.
On prendra donc les exemples que Spinoza attribue à Machiavel à fin de les comparer avec le texte du Prince même, en montrant les affinités et les divergences.

Spinoza nous introduit à l’œuvre de Machiavel par “De quels moyens un prince mu par le seul désir de domination doit user consolider etconserver un Etat, Machiavel l’a montré en détail. ».
Pourrait ici sembler que le texte auquel il fait referment aurait été adressé à un prince. Mais dans cette perspective on perdrait la cohérence de la citation de Spinoza par rapport l’ensemble du Traité.
Il faut alors considérer que Spinoza, en tant que républicaine, voit dans l’écriture du Prince une sorte d’ironie à l’envers, où Machiavel,partisan de la liberté, en s’adressant au prince parle on fait au peuple.
C’est donc un introduction qui annonce ce qu’on trouve en suite : des avertissements au peuple pour se garder d’un prince « mu par le seul désir de domination ».
Toutefois, dans l’œuvre de Machiavel, on ne trouve pas assez clairement une référence à un tel désir de domination.
Simplement il dit dans le deuxième chapitrequ’il va examiner comment les principautés peuvent être gouverné et maintenues.

Dans la deuxième partie Spinoza avance l’hypothèse d’une bonne fin poursuit par Machiavel, en tant qu’homme sage.
Dans le premier exemple auquel il fait appel pour justifier l’hypothèse on pourrait croire que Machiavel soutient qu’il est impossible d’éliminer la tyrannie en tuant le tyran (car celles qui ont conjurécontre lui prendront sa place). Et qu’en s’efforçant de détrôner le tyran on aurait comme résultat de le rendre encore plus méchant.
Dans Le Prince on trouve les conseils que Machiavel donne à quelqu’un qui gouverne et souligne à plusieurs moments (dans le chapitre IX, XVII et XIX) l’importance d’avoir le peuple de son côte.
Or, Machiavel distingue par ailleurs le prince du tyran, selon laprésence ou pas de l’intérêt pour le bien de la multitude.
Donc il ne semble pas légitime de la part de Spinoza de parler indifféremment du prince ou du tyran, puisque Machiavel ne parle donc que du prince et pas du tyran.
Si Spinoza fait référence au tyran c’est on pensant plutôt au Discours de Machiavel.

Par rapport au crainte, on trouve dans le chapitre XVII du Prince, un débat sur « s’il vautmieux être aime que craint », où l’auteur explique que les hommes offensent plus facilement celui qui se fait aimer, car l’amour est tenu par un lien d’obligation, lequel sera vit résilié, les hommes étant méchants. A’ la différence de le craint qui est soutenu par la peur de la peine, que reste toujours.
C’est pour cette raison que pour conserver un Etat, le prince doit se faire craindre et...
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