Exposé: influence du pétrole sur l'économie mondiale

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  • Publié le : 14 mai 2009
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Dès que les cours du pétrole font un peu de yoyo, un débat revient sur le devant de la scène : quelle est l'influence réelle du prix du baril sur les économies dites "développées" ?
Voici le cours actuel du Brent extrait du site Capital.fr. Le prix du pétrole retenu ici est le prix du Brent, pétrole « léger/doux », le moins cher à raffiner. C’est la référence pour le marché européen. Au 17avril 2009, le baril était à 53,15$. Mais il a connu un pic à plus de 140$ en Juillet 2008.
Je vais donc tout d’abord exposer une étude qui a été faite sur l’influence du prix du baril sur l’économie. Je vais expliquer la flambée du pétrole et enfin, l’impact sur la croissance économique.
Ceux qui pensent qu'il y a une dépendance forte de la croissance économique au prix du baril considèrent defait que les ministres peuvent faire de grands discours, et les responsables syndicaux tout autant : une fois que le cours du baril est ce qu'il est, la messe est dite, et les actions correctives des gouvernements pour préserver l'emploi ou obtenir la fameuse "croissance" jouent à la marge. Cet argument de "dépendance forte", s'il est valide, désigne le prix de l’or noir comme le véritable coupable.Ceux qui considèrent que la dépendance est faible ont une manière de voir le monde qui est l'exact opposé : le cours du pétrole joue à la marge, les véritables déterminants étant les politiques économiques des gouvernements, les plans pour l'emploi, etc.
Le meilleur moyen de savoir qui a raison n'est-il pas finalement d'aller voir ce que racontent les statistiques ?
La première façon decomparer est simplement de mettre sur un même graphique les valeurs au cours du temps de la croissance économique, du chômage, et du cours moyen du baril sur l'année. On obtient alors ceci.
Bien sûr, comme les valeurs sont très différentes, on fait une normalisation des valeurs. Avec ce traitement, la valeur en 79 vaut toujours 100, quelle que soit la série, et ensuite cela monte ou baisse en reflétantla tendance réelle. Au vue du graphique, cette simple comparaison ne permet donc pas de départager les deux discours possibles sur le degré de dépendance des économies occidentales au cours du baril.
Mais en procédant à un petit traitement, on va pouvoir y voir plus clair. Nous allons non pas regarder les valeurs normalisées, mais la variation normalisée du plus haut au plus bas de la période79-2003 pour le chômage, le prix du pétrole, et la "faiblesse de la croissance".
Sur ce graphique, le prix du baril est en dollars constants, la faiblesse de la croissance de l'année est celle de l’année suivante et le taux de chômage est celui de 3 ans après. Pour mettre encore mieux cette corrélation en évidence, on utilise la moyenne glissante sur 3 ans.
La corrélation entre prix du baril et letaux de chômage semble relativement "claire" : lorsque le prix du baril monte ou descend, le taux de chômage fait grosso modo de même 3 ans après (en moyenne), avec une amplitude qui est cependant variable.
Bien sûr, le graphique ci-dessus n'est pas une preuve définitive, car les corrélations s'observent a posteriori. On ne peut pas établir de prévision définitive par simple extrapolation de cequi a été observé.

Maintenant, on va s’intéresser à ce qui s’est vraiment passé dans les faits. Il y a eu la hausse du prix du pétrole. D’abord, il faut savoir quand cette hausse est survenue. Et c’est au moment où on l’attendait le moins, c’est-à-dire au lendemain de la deuxième guerre du Golfe, en avril 2003.
On tablait alors sur une augmentation de la production de pétrole en Irak. Onattendait aussi le retour à un prix d’équilibre physique. Ce prix d’équilibre est estimé au alentour de 25$ le baril.
Mais les prix du pétrole sont repartis à la hausse au cours de l’été 2003, atteignant 29,4 dollars le baril en moyenne en août 2003. L’historique des cours met en évidence une hausse continue des cours du Brent entre décembre 2003 (29,81 $/b en moyenne) et octobre 2004 (49,78 $/b en...