Exposé mme de merteuil

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EXPOSE DE LITTERATURE: Les Liaisons dangereuses, Choderlos de Laclos, 1782

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Adaptation cinématographique des Liaisons dangereuses par Stephen Frears, 1988

SUJET : LA MARQUISE DE MERTEUIL.

PARTIE I :

PRESENTATION ECRITE DE L’EXPOSE.

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Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), la lettre d’amour, vers 1770

Nous allons étudierun personnage du roman épistolaire de Choderlos de Laclos, Les liaisons dangereuses, œuvre clef de son siècle publiée en 1782 et qui a connu un grand succès malgré le scandale qu’elle a produit. Le personnage que nous allons étudier est la Marquise de Merteuil qui est un des personnages principaux. Il s’agit d’une jeune veuve de vingt cinq ans qui se voue au libertinage et aux manipulations. C’estelle qui combine toutes les intrigues de l’histoire. Durant cette présentation nous essayerons de savoir quelle est la rôle de Madame de Merteuil dans ce roman et qu’elle est l’image qu’elle donne du libertinage.
Pour cela nous allons d’abord expliquer que la Marquise de Merteuil a eu une évolution particulière dans la société aristocratique du XVIIIe siècle, ensuite qu’il s’agit d’un personnagemachiavélique et manipulateur puis enfin nous démontrerons que pendant toute la durée de l’histoire, Madame de Merteuil applique une stratégie bien étudiée

I/ Une évolution particulière dans la société.

La marquise de Merteuil est un personnage à part dans le roman. C’est une femme intelligente et qui sait comment diriger sa vie et celle des autres. Malgré le désavantage socialqui est d’être une femme, la marquise de Merteuil assoit tout de même un pouvoir considérable sur les autres personnages du roman, en particulier les personnages masculins. En effet, la marquise de Merteuil est tout au long du roman, soit avec un homme, soit entrain de dicter un plan diabolique à un homme, de préférence le vicomte de Valmont, acte qu’elle ne peut réaliser elle-même de par sasituation sociale : elle est une femme et n’a donc pas le même poids social qu’un homme, même souvent s’il est d’un rang inferieur au sien. Par ailleurs dans la lettre 81 qui est la plus longue du roman et qui apporte une pause dans l’action, une clef indispensable pour comprendre les enjeux du récit et le mystère de son héroïne. La biographie de la marquise semble répondre à une remarque incidente duvicomte, qui la remet en cause fondamentalement « Vous-même, ma belle amie, dont la conduite est un chef d’œuvre, cent fois j’ai cru vous voir plus de bonheur que de bien joué » (lettre 76). Cette critique mordante témoigne des dissensions qui perturbent la relation des deux libertins. Piquée au vif par ce jugement et le récit des prétentions de Prévan, la marquise déclare une double guerre : entant que femme, elle remet en cause le libertin masculin ; en tant que libertine, elle critique au nom de son idéal libertaire une société sans valeurs. La lettre 81 s’impose comme un réquisitoire contre la société de l’époque : les femmes sont, affirme-t-elle, maintenues dans un état de dépendance en matière de sentiments parce qu’elles confondent l’amour et son Object. Elles s’illusionnent parceque, pour elles, l’amour a un visage, celui de l’homme aimé, alors qu’il faut dissocier les deux. La marquise s’est définie d’emblée, une ligne de conduite machiavélique. Prenant acte de l’hypocrisie sociale, elle retourne contre elle les armes de la société qu’elle définie comme « le grand théâtre ». Elle dissimule si bien qu’elle a conservé une réputation sans tache. Elle s’est formée, dès saprime jeunesse : « j’obtins dès lors ce regard distrait que vous avez loué si souvent » (ibid.). Elle cherche non pas à provoquer le scandale, mais à se fondre dans la société pour mieux en maitriser les rouages secrets : « je n’avais pas 15 ans, je possédais déjà les talents auxquels la plus grande partie de nos politiques doivent leur réputation ; et je ne me trouvais encore qu’aux premiers...