Fable de la fontaine

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  • Publié le : 27 avril 2010
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CORPUS DE 3 TEXTES A METTRE EN RELATION
Ce corpus nous propose trois apologues, écrits à différentes époques. Que se soit « Le Prud’homme qui
sauva son compère » écrit au XIIIème siècle, la fable « L’Huître et les Plaideurs » de Jean de la Fontaine écrit au
XVIIème siècle ou Zadig de Voltaire écrit au XVIIIème, tous ont pour but de faire passer un message tout en
distrayant lelecteur. Pour cela, ils entrent dans l’objet d’étude sur l’argumentation.
Ces trois textes abordent un thème commun : la justice, mais la traitent sous différents aspects. En
effet, le fabliau « Le Prud’homme qui sauva son compère » (texte 1) évoque la mauvaise foi d’un homme qui
veut faire du tort, qui veut « mal et ennui » (texte 1,l.10) à celui qui l’a sauvé de la noyade. La justice estprésentée ici comme n’étant pas capable de donner raison à un innocent et elle s’en remet à l’idée
d’un « bouffon »(l.20). Dans la fable de Jean de la Fontaine (texte 2), une autre image de le justice est donnée :
le juge, ici représenté par « Perrin Dandin » (l.16) se moque des plaignants et il ne donne raison ni à l’un ni à
l’autre en prenant l’objet du dilemme pour lui : « Perrin[…]ouvrel’huître et la gruge »(v.17). Seul le texte
3,extrait de Zadig ,propose une vraie justice qui va dans l’intérêt des plaignants car le juge Zadig essaie d’être
équitable : « son équité »(l.9). Etant tous trois des apologues, ces textes ont plusieurs visées. D’une part,
chacun a pour but de distraire le lecteur. En effet, ces trois textes sont courts pour susciter le plaisir du lecteur.De plus , ils sont présentés sous la forme d’histoires qui mettent en scènes des personnages simples très peu
définis. Dans le texte 1, les personnages ne sont définis que par leur fonction ou leur caractère : « un
pêcheur »(l.1), « un homme »(l.2), « les juges »(l.24) et « un bouffon » (l.27). Dans le texte 2, c’est également
le cas avec « deux Pélerins »(l.1) et « Perrin Dandin »(l.16)et il y a également un animal qui intervient : « une
huître »(l.2). Enfin, chez Voltaire, Zadig n’est défini que par quelques traits, il est « jeune »(l.4), semble plaire
aux femmes, « toutes les belles dames de Babylone applaudirent »(l.3) et est équitable. Outre cette visée
distrayante, les trois textes se rapprochent par une visée argumentative. Chacun propose une critique de lajustice. Le texte 1 critique une justice qui ne sait pas reconnaître un innocent d’un scélérat et qui
pour « trancher l’affaire »(l.20) s’en remet à l’idée d’un « bouffon »(l.27) alors que la vérité semble évidente.
Dans le texte 2, la critique est celle d’une justice qui pour régler les litiges demande énormément d’argent,
bien plus que ce que récupéreront les plaignants. Dans le texte 3, àtravers la description de Zadig, juge
impartial et « parfait »,Voltaire sous-entend que la justice de son époque est à l’opposé de cet idéal : elle n’est
pas là pour « secourir les citoyens »(l.13) et elle accommode les lois à son avantage.
Les textes du corpus ont une fonction didactique et proposent donc une morale. Dans le texte 1, la
morale explicite est qu’il ne faut pas rendreservice à un scélérat car il ne nous le rendra pas et qu’au contraire
s’il en a l’occasion il n’hésitera pas à nous faire du tort. Le texte 2 expose une morale différente mais
également explicite comme dans la plupart des fables : nous avons plus à perdre à faire appel à la justice qu’à
abandonner une affaire car plaider coûte tellement cher que même si la justice nous donne raison, noussommes souvent perdants. La morale implicite du négociant de Babylone est que pour rendre la justice, il ne
faut pas se fier aux apparences car elles peuvent être trompeuses.
Ainsi, ces trois apologues, plaisants à lire, proposent une critique de la justice et visent à instruire le
lecteur.
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COMMENTAIRE

Le texte proposé est un extrait des Fables...
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