Fahrenheit 451

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 9 (2018 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 4 avril 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
FICHE DE LECTURE
Fahrenheit 451, Ray Bradbury (Folio SF)

Comment la Science fiction bouleverse-t-elle les codes sociaux ?

La science fiction est un genre narratif structuré par des hypothèses sur ce que pourrait être le futur. Elle permet donc à l’auteur, tout en gardant un minimum de réalisme, de laisser libre cour à son imagination. En partant des connaissances et de la cultureactuelle, l’écrivain peut donc déduire, créer les fondements d’une société future.
De nombreux codes sociaux font parties intégrantes de notre société actuelle. Il en va du simple « bonjour », au respect des lois. La sciences fiction permet par anticipation et invention de modifier voir même de bouleverser ces codes.
Fahrenheit 451, écrit par Ray Bradbury et publié en 1953, en est le parfait exemple.Dans ce roman, l’auteur nous présente Montag, un pompier de Chicago, appartenant à un corps spécial chargé de brûler les livres. En effet dans le pays ou vit Montag, les livres sont interdits.
A travers ce roman, Ray Bradbury nous peint un portrait de cette société futuriste. De nombreux codes sociaux y sont bouleversés.
A notre époque et encore plus en 1953, au moment de la publication, leslivres occupent une place primordiale dans notre société, aussi bien au niveau de l’éducation, de l’histoire, de la science que du divertissement, dans Fahrenheit 451, la lecture est considéré comme un acte égoïste, antisocial. La lecture comme la possession de livres sont interdites, et les rares personnes qui osent en posséder sont traqués, leurs livres ainsi que leur maison incendiée. Ray Bradburybase son roman sur ce premier « bouleversement ». Le passage page 53 illustre bien cette loi. Une vieille dame se fait bruler avec ses livres et sa maison.. « Les livres gisaient comme des monceaux de poissons mis à sécher. Les hommes dansaient, glissaient et tombaient dessus. Des titres dardaient leurs yeux d’or, s’éteignaient, disparaissaient.
« Pétrole ! »
Ils se mirent à pomper le liquidefroid au réservoirs numéroté 451 fixés à leurs épaules. Ils aspergèrent chaque livres, inondèrent toutes les pièces.»
Un autre fait marquant de cette société que nous propose l’auteur, et la relation entre les personnes et leurs comportements sociaux. En effet, les gens semblent complètement détachés, sans véritable relation entre eux. Pour cause Montag, le personnage principal n’a pasvéritablement d’amis avant de rencontrer Clarisse, une jeune voisine singulière, qui aime simplement se balader, écouter bavarder, admirer.
De plus il n’aime pas sa propre femme dont il partage la vie depuis 10ans au point de ne même pas se souvenir ou et comment il l’a rencontré.
« Il précisa sa pensée. « la première fois qu’on s’est rencontrés, c’était où, et quand ?
- Eh bien c’était à … » (…) « Çac’est drôle, de ne pas se rappeler ni où ni quand on a rencontré son mari ou sa femme.» » p.68
On le constate également quand une amie de Milfried, la femme de Montag, leur rend visite. « De toute façon, Pete et moi avons toujours été d’accord : pas de larme ni rien de tout ça. C’est notre troisième mariage à chacun, et nous sommes indépendants. (…) Si je me fais tuer, m’a-t-il dit, continue comme side rien n’était et ne pleure pas ; remarie-toi et ne pense pas à moi. » p.130
Ce passage peut paraître choquant tant il s’oppose à nos codes sociaux actuels, le mariage, bien que cela tend a changer, reste une entité bien inscrite dans notre mode de vie. Les relations sociales, aujourd’hui très importantes, y sont abandonnées.
Le lecteur est interpellé est interpellé sur un autre point : lajeunesse. Dans le monde de Fahrenheit 451, les enfants sont délaissés..
« Comment vont vos enfants, madame Phelps ? demanda-t-il.
- Vous savez bien que je n’en ai pas ! Dieu sait qu’aucune personne sensée n’aurait l’idée d’en avoir ! (…)
- Je bazarde les enfants à ‘école neuf jours sur dix. Je n’ai à les supporter que trois jours par mois à la maison ; ce n’est pas la mer à boire. On les...
tracking img