Fausse route de badinter

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Fausse Route, Elisabeth Badinter, 2003

Atmosphère des années 1980 : euphorie de 20 années de libération progressive. Les « premières » femmes major de l’ENA, de l’X.
Image moins traditionnellede la femme au profit d’une femme plus virile et forte, maîtresse d’elle même.
Mais pas pris en compte la nouvelle vague du féminisme américain : discours essentialiste, séparatiste et« nationaliste », recréant un dualisme sexuel oppositionnel, alors que les Françaises rêvaient d’une relation apaisée avec les hommes.
Situation assez brutale aux US : Andrea Dworkin ou la juriste CatharineMacKinnon, en lutte contre le harcèlement sexuel et la pornographie. (ordonnance MacKinnon-Dworkin contre la pornographie).

Fin 1980s : un désenchantement. Les hommes n’ont pas joué le jeu. Le partagehoraire en témoigne encore.
1990s : discours victimiste qui domine. Avec le chômage de masse, qui touche aussi les femmes plus durement que les hommes. Epoque guère propice aux revendicationsféministes.
A mettre en parallèle avec un renversement des valeurs analysé par Pascal BRUCKNER : la tentation de l’innocence : fin de la figure héroïque, qui soulève les montagnes, pour la victime dont ilconvient de prendre la défense.

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Bruckner : « l’infortune est l’équivalent d’une élection, elle ennoblit qui la subit et la revendiquer, c’ests’arracher à l’humanité courante, retourner son dépassement en gloire […] Je souffre donc je vaux. »

De la superwoman à la victime de la domination masculine.

« les sportives de haut niveau, lesgrandes reporters ou toutes les autres femmes qui font leur chemin dans des territoires masculins dérangent l’idéologie dominante. On préfère donc les ignorer et réserver son attention au thème del’éternelle oppression masculine ».

Il faut sortir, pour Badinter, de cette démarche victimiste, qui a certes des avantages.
* Car la « victime a toujours raison ». Le pénaliste le sait : le...
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