Fausses confidences

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  • Publié le : 26 mars 2011
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Le marivaudage

C’est un art du dialogue installé. C’est un ton naturel de la présentation. Il y a un enchaînement sur les mots (« un de vos fermiers... un de mesfermiers »). Araminte laisse ses répliques en suspend (propre au théâtre du XVIII). Reprises sur les mots essentiels de la scène.
Jeu très serré sur les questions et surles exclamations (« ne serait-il pas temps ? »). Exclamations qui expriment une plainte, précédée d’adverbe et d’exclamatifs tels que « hélas ». Et aussi qui exprimentl’étonnement et la réprobation. Le dialogue n’est pas argumentatif sauf à la fin. Phrases très brèves.
Ce langage est le langage du cœur. On est passé au langage de la convention aulangage du cœur par des exclamations de plaintes. Le lexique de la passion est récurrent : « aimer », « joie », « tendresse », « haïr »...il s’agit d’un langage galant :code de la galanterie. Il repose sur un lexique de l’affection. Langage très figuré avec des figures rhétoriques : hyperbole, métaphores, antithèse, anaphore.
Lemarivaudage est impossible normalement entre maître et valet.
L’argumentation est très importante à la fin de la pièce. Les didascalies sont très importantes. Au style précieuxs’ajoute sans choc un style argumentatif.
La casuistique était l’art de montrer que le péché n’est pas aussi grave qu’il en a l’air. Le vocabulaire du droit, de lajustice est mis en cause. C’est plus qu’un pardon.
Araminte se livre à une justification.
C’est le langage spirituel et codé : il faut avoir une adresse verbale, unehabileté stylistique. Ce dialogue est un dialogue opératoire. Il est au service de la vérité sur les êtres (l’aveu dévoilé). Dorante se sert de son aveu comme parure.
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