Faust goethe commentaire prologue dans le cie

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  • Publié le : 14 janvier 2010
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Goethe commentaire 1- Prologue dans le ciel, « Connais-tu Faust ? (…) de dialoguer si humainement avec le Diable même »

Passage est à la fin du « prologue dans le ciel ». Dernier de trois prologues.
On vient de voir comment avant que commence la première partie de la tragédie, la pièce est introduite par une série de préambules, la dédicace, le prélude sur le théâtre et le prologue dans leciel.
Au début du prologue dans le ciel, les trois archanges prennent la parole pour annoncer l’arrivée du Seigneur (c’est-à-dire de Dieu). Raphaël, Gabriel et Michel sont les principaux anges qui apparaissent dans la Bible.
Entre Méphistophélès. C’est sa première apparition sur scène. C’est le seul personnage des prologues qui sera également présent au cours de la pièce.
Scène surprenante à biendes égards
-présence de Dieu sur scène (même si appelé avec périphrase « le seigneur ») : tabou au théâtre (les dieux de l’antiquité oui, mais le Dieu unique judéo-chrétien, non)
-coprésence de Dieu et de Méphistophélès dans un dialogue amical : si on est « au ciel », cela suppose que Méphistophélès puisse s’y rendre, se présenter à la face de Dieu. En contradiction avec conceptionsthéologiques habituelles.
Scène d’une importance extrême : avant le début de l’action, la situation initiale est présentée. Méphistophélès va tenter Faust. Tout se joue avant même que Faust ne fasse appelle à la magie.
Trois axes principaux pour le commentaire :
1- Les intertextes religieux
2- Une situation théologique problématique
3- Anticipation du destin de Faust

I- Les intertextes religieuxTexte repose sur des bases théologiques importantes, et perceptibles par le lecteur de l’époque de Goethe
NB : Allemagne majoritairement protestante. Contemporains de Goethe apprennent à lire dans la Bible de Luther. Echos évident à l’époque, même si pour nous cela ne semble pas aller de soi.

1- La réécriture du prologue de Job
-situation analogue à la situation de départ du livre de Job.
cf.photocopie
Job : fait partie des livres dits « sapientiaux » de la Bible, càd des livres de sagesse. Job = figure de l’innocent châtié injustement, permet de poser la question de l’existence du mal. citer Job 1 6-12 :
Or les fils de Dieu, vinrent un jour se présenter devant l’Eternel, et Satan vint aussi au milieu d’eux. Et l’Eternel dit à Satan : d’où viens-tu ? Et Satan répondit à l’Eternel : Deparcourir la terre et de m’y promener. L’Eternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre ; s’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal. Et Satan répondit à l’Eternel : Est-ce d’une manière désintéressée que Job craint Dieu ? Ne l’as-tu pas protégé, lui, sa maison, et tout ce qui est à lui ? Tu as béni l’œuvre de sesmains, et ses troupeaux couvrent le pays. Mais étends ta main, touche à tout ce qui lui appartient, et je suis sûr qu’il te maudit en face. L’Eternel dit à Satan : Voici, tout ce qui lui appartient, je te le livre ; seulement, ne porte pas la main sur lui. Et Satan se retira de devant la face de l’Eternel. (traduction de Segond)
NB : La traduction française dit « Le Seigneur », ce qui traduit lemot « der Herr » dans le texte allemand de Goethe, « der Herr » est également l’expression utilisée dans la Bible de Luther.
Dans Job, en revanche, le diable s’appelle Satan (en allemand comme en français) : l’appeler Méphistophélès, c’est se rattacher au mythe de Faust.

=> analogie du début de Job et du prologue dans le ciel
-sur le plan de la construction de la scène : -arrivée des « fils deDieu » et Satan parmi eux, comme ici des « milices célestes » et de Méphisto ; prise de parole de Dieu en écho. De plus, situation en « prologue au ciel »
-sur le plan du contenu théologique : accord de Dieu et diable (cf 2e partie)
=> mais aussi discordances : fidélité de Faust ici prête à caution. Pari n’a pas non plus le même objet. Dans l’ironie de Méphisto, et sa certitude de...
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