Faut'il travailler ?

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  • Publié le : 25 juin 2011
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Dissertation de philosophie

Sujet: Faut-il travailler ?

Actuellement, le mot travail semble désigner toute activité, dès l’instant qu’elle est socialement rentable.
Ainsi l’ouvrier, l’employé ou le cadre, mais aussi l’enfant qui apprend à l’école, l’artiste qui peint son œuvre, le sportif professionnel qui joue au football peuvent être considérés comme des personnes qui travaillent.Mais faut-il travailler ?
En regardant l’étymologie du mot travail qui provient du latin « labor » qui signifie travailler et qui est à l’origine des mots laborieux et labouré (quelque chose qui est dur), on a un point de vu plutôt négatif.
De plus le mot latin « tripalium » renforce cette idée car c’est un instrument de torture, de travail.
Beaucoup de philosophes se sont penchés sur le sujetdu travail (Aristote, Marx). Certains ont un point de vue positif, d’autres sont plus contrastés.
Le travail est t’il le propre de l’homme, le moyen pour lui de réaliser son humanité ? Est-ce que l’homme peut être dépossédé de son essence à cause du travail ? Comment le travail a-t-il évolué ?

Comme nous l’avons développé ci dessus l’étymologie du mot travail donne une pensée plutôtnégative. Le travail est toute activité nécessaire à la survie.
De plus la mythologie vient renforcée la pensée négative que l’on a sur le travail. Par exemple, dans la mythologie chrétienne, Adam et Ève mangent la pomme alors que Dieu leurs avait interdit ; pour les punir il décide qu’Adam devra gagner son pain en travaillant: « tu gagneras ton pain à la sueur de ton front », et qu’Ève devra enfanterdans la douleur.
Le travail est donc la conséquence de l’imperfection de l’homme.
Il existe aussi le mythe de Sisyphe: il doit pousser un rocher jusqu’en haut de la colline, mais le rocher redescend à chaque fois et il doit recommencer. Ce mythe montre en particulier l’absurdité du travail, et en général de l’existence.
Comme nous l’avons cité auparavant beaucoup de philosophes se sontpenchés sur ce sujet.
Aristote à plutôt un point de vue négatif sur le travail. Pour lui, le travail est indigne de l’homme, l’homme est l’homme libre et humain si il ne travaille pas. Il regarde les travailleurs comme si ce n’était pas des hommes.
On peut avoir une pensée négative du travail à travers l’étymologie, la mythologie, et aussi par rapport à la pensée d’Aristote.
Mais on peut donner unevaleur positive au travail. Une valeur est quelque chose qui est précieux, qui vaut, qui est essentielle à l’homme.
Le travail est l’occasion pour l’homme de s’affirmer, de se racheter. Dans le nouveau testament on peut lire « cra et labora » ce qui signifie « prie et travail ».
Une des valeurs positives du travail est que dans le travail, l’homme se développe, se construit, il réalise sonhumanité, il libère la conscience de soi.
C ‘est-ce que montre Mounier «  tout travail travaille à faire un homme en même temps qu’une chose » Je trouve que cette expression illustre bien car ce que l’on construit nous reflète et nous fait prendre conscience de soi, c’est aussi ce que dit Hegel.
Pour Marx, le travail est une activité réfléchie. Pour lui, le travail des hommes est moins précis que ceuxdes animaux. Par exemple le tisserand qui tisse quelque chose est moins précis que l’araignée et ne le fait pas instinctivement alors que l’araignée qui tisse sa toile est précise et le fait instinctivement. Il existe aussi l’exemple avec l’abeille. Je trouve que cet exemple reflète bien l’idée que lorsque l’on travaille, ont réfléchi.
De plus dans la célèbre dialectique du « maître et del’esclave » tirée du livre « la phénoménologie de l’Esprit », on voit bien que Hegel essaie de montrer que le travail serait le propre de l’homme, ce qui permet à l’homme de réaliser son humanité.
Dans cette dialectique du maître et de l’esclave, le maître fait travailler l’esclave pour la satisfaction des ses propres besoins et finit ainsi par en dépendre, tandis que l’esclave grâce à son travail...
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