Faut-il vouloir stopper la croissance?

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  • Publié le : 13 janvier 2010
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En 2008, selon l’INSEE, la croissance française était de + 0,3% en moyenne annuelle contre + 2,3% en 2007. Cette faiblesse de l’activité, dans un environnement de crise financière internationale, est principalement due à une importante décélération de la demande intérieure, de la cessation de la croissance des exportations et d’un mouvement de déstockage. Enfin, le pouvoir d’achat des ménagesainsi que leur taux d’épargne se replient un peu.
La croissance économique désigne l’augmentation de la production de biens et de services dans une économie sur une période donnée, au minimum d’un an.
La croissance a des effets aussi bien positifs que négatifs, certains désireraient la voir cesser, mais faut-il leur donner raison? Le monde actuel peut-il se passer de croissance?
Nous verronspremièrement que la croissance semble, pour le moment, indispensable selon bien des aspects, mais que cela reste cependant à nuancer car certains effets néfastes sur le long terme ne sont en rien négligeables.

La croissance est, aujourd’hui, indispensable. La croissance est d’une part intimement liée au développement et conserve d’autre part un lien étroit avec le domaine social.
En effet,la croissance va de pair avec le développement qui est lui-même associé à la notion de progrès. Tout d’abord, qu’est-ce que le développement? Le développement économique désigne les évolutions positives dans les changements structurels d’une zone géographique ou d’une population, par exemple au niveau culturel, social, démographique, industriel. Des changements de cette nature engendrentl’enrichissement de la population et l’amélioration des conditions de vie. C’est pour cela que le développement est associé au progrès. La croissance est mesurée par un indicateur qui est le PIB (produit intérieur brut).

Cet indicateur est en relation étroite avec un autre indicateur, l’IDH (indice de développement humain) qui lui mesure le bien-être des populations en termes qualitatifs et nonmonétaires. Nous pouvons observer à travers un rapport paru dans le Cahiers français (n°315) qu’un PIB élevé s’accompagne, dans la grande majorité des cas, d’un IDH élevé aussi. Un pays de l’OCDE (organisation de coopération et de développement économique) à revenu élevé, dont le PIB par habitant est neuf fois supérieur à celui d’un pays en développement, atteint 0,929, sur une échelle allant de 0 à 1,tandis que le pays en développement n’atteint qu’un malheureux 0,655.
La croissance est liée au social car dans nos sociétés capitalistes basées sur la recherche du profit, tout se vend et tout s’achète, l’échange est très majoritairement marchand. Ainsi la croissance du revenu est présentée comme la condition nécessaire et suffisante du progrès social, et finalement de la prise en compte del’intérêt général.
La croissance permet à une véritable cohésion sociale de voir le jour sous la forme d’un possible État providence. Les deux vont parfaitement bien ensembles; l’état providence permet à l’économie de prospérer, à travers la protection sociale mise en place, c’est-à-dire la protection contre un risque potentiel pour lequel tout le monde cotise, un pour tous et tous pour un, cette sorte degarantie stimule les entrepreneurs; et la croissance fournie les fonds nécessaires au fonctionnement de cet état providence, c’est-à-dire les revenus qui seront redistribués, comme c’est le cas par exemple en France. Comme l’a dit Helmut Schmidt: «  Les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les investissements de demain créent les emplois d’après-demain ». Ainsi, lacroissance crée des profits, qui créent des investissements qui eux-mêmes créent des emplois, la production augmente, la consommation également, tout le monde y trouve son compte.
Pour le bien-être de la société, la croissance zéro est impensable. Bon nombre de problèmes sociaux trouvent leur solution dans la croissance et dans la progression des revenus. Si l’expansion ne suffit pas à vaincre...
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