Fiche culture g

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  • Publié le : 18 avril 2011
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L’échec scolaire

1. La notion d’échec scolaire

L’échec scolaire peut être défini comme le non -aboutissement du projet de scolarisation d’un élève, que ce projet ait été préalablement défini par la société ou imaginé par les parents ou la cellule familiale.
La notion d’échec scolaire est une notion relativement récente. Elle est complexe car elle est au croisement de plusieurs disciplines(sociologie, psychologie, pédagogie….). Elle dépend de l’objectif que la société s’est fixée à un moment donné, en termes de durée de scolarisation et de niveau de diplôme à atteindre.

2. Principes fondamentaux du système d’enseignement français.

Le système d'enseignement français est fondé sur de grands principes, certains inspirés de la Révolution de 1789, de lois votées entre 1881 et1889 et sous les IVe et Ve Républiques ainsi que de la Constitution du 4 octobre 1958 : "l'organisation de l'enseignement public obligatoire gratuit et laïc à tous les degrés est un devoir de l'État ".

 

• La liberté de l'enseignement : en France coexistent le service public d’enseignement et des établissements privés. La liberté d’organiser et de dispenser un enseignement estune manifestation de la liberté d’expression_ loi Debré 59-1557 du 31/12/59.
• La gratuité : l’enseignement dispensé dans les écoles et les établissements publics est gratuit. Loi du 16 juin 1881 (Jules FERRY en est à l’origine), puis celle du 31/05/1933 pour l’enseignement secondaire.
• La neutralité : l’enseignement est neutre, neutralité philosophique etpolitique imposée aux enseignants et aux élèves.
• La laïcité : l’enseignement public est laïc depuis les lois du 28/03/1882 et du 30/10/1886 (Jules FERRY), laïcité des personnels et des programmes. Et interdiction de prosélytisme.
• L'obligation scolaire : loi de Jules FERRY du 28/03/1882 rend l’école obligatoire entre 6 et 13 ans ; puis la loi du 9 aout 1936jusqu’à 14 ans et enfin l’ordonnance n°59-45 du 06/01/59 jusqu’à 16 ans.

3. Les faits

• L’instruction de la jeunesse a toujours été une priorité de la république, ainsi Napoléon Bonaparte créa les lycées en 1802, en 1808 le baccalauréat et recréa les universités (abolies lors de la révolution) en 1806 sous une forme qui conduit à celle d’aujourd’hui. Cette priorité est d’autant plus vraiaujourd’hui qu’elle est un facteur d’intégration pour les populations immigrées.

• L’éducation a un coût très élevé : 132,1 milliards d'euros (France métropolitaine + DOM) soit 6,9 % du produit intérieur brut (PIB) en 2009, réglés à 59.4% par des deniers publics. Le budget du ministère de l’éducation représente le premier poste du budget de l’Etat (21% en 2010. Il semble donc logique que l’onsoit en attente d’un retour sur investissement.

• Inégalité des chances : sur 10 fils de cadres entrés au collège en 1995, 8 étaient encore étudiants dix ans après et 1 seul avait arrêté ses études sans avoir obtenu le bac. Sur 10 enfants d’ouvriers, 3 sont dans le supérieur quand la moitié a quitté le système sans le bac. Idem si on analyse les acquis de lecture des élèves de CM2 sur 20ans, le score des enfants d’ouvriers a été divisé par 2 entre 1997 et 2007, celui des fils de cadre a légèrement progressé.

• 10% des sortants du système éducatif le sont sans diplôme. Pour les jeunes sortis du système de formation initiale, l’absence de diplôme constitue un sévère handicap pour l’insertion sur le marché du travail et un risque d’exclusion sociale.

4. Les causespossibles ?
-différence du milieu socio-économique d’origine

-difficulté d’apprentissage-difficultés personnelles

- classe surchargée

-budget de l’éducation insuffisant, manque de moyen en général, système scolaire à deux vitesse ?

5. Les solutions apportées

-politique de l’éducation prioritaire
- quota imposé de 30% de boursiers dans les grandes écoles
 -équité et mixité...
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