Fiche de lecture 3 leçons sur la société post-industrielle

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  • Publié le : 8 avril 2009
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uteur: Daniel COHEN
Titre de l' uvre: Trois leçons sur la société post-industrielle (publiée en septembre 2006)

Biographie de l'auteur:
Daniel Cohen est un économiste contemporain, il est professeur d'économie à l'École Normale Supérieure à Paris et à l'École d'Économie de Paris. Il est, de plus, un membre du conseil d'analyse économique auprès du Premier Ministre et conseillerscientifique auprès du centre de développement de l’OCDE. Il est par ailleurs éditorialiste au Monde et animateur d'une émission radiophonique sur France Culture.
Il s’intéresse en particulier à l'économie des pays en développement, à leur dette et leur productivité. Proche de la gauche et notamment du parti socialiste il est membre du Comité d'orientation scientifique de l'association A gauche enEurope. Lors de l'élection présidentielle de 2007 il a apporté son soutien à Ségolène Royale.

Analyse de l' uvre:
Le capitalisme a connu différentes formes depuis son apparition. Le capitalisme du XXe c'est construit autour de la grande firme industrielle alors que le capitalisme du XXIe voit l'explosion de cette firme industrielle. On passe alors d'une société industrielle à une société deservices. Dans les années 1990 on parle de l'émergence d'une société de l'information et de la connaissance où les coûts les plus élevés correspondent à la conception du produit et non plus à la production. On entre aussi dans une société post-industrielle même si il est difficile de parler d' « une société » post-industrielle car les modèles sociaux sont de plus en plus différents les uns desautres.
Dans une première partie Daniel Cohen explique les raisons du déclin de la société industrielle puis dans une deuxième partie il montre que c'est la mondialisation qui a amener le développement de la société post-industrielle, la dernière partie explique qu'il est difficile de réguler la société post-industrielle.

Au XXe siècle cinq ruptures ont entrainé un bouleversement des conditionssociales de la société industrielle. La première correspond à la révolution technologique des années 1970 avec l'arrivée de l'ordinateur et d'Internet. Les économistes parlent de ces innovations comme des « General Purpose Technology », ce qui était caractérisé par Schumpeter comme des innovations « en grappe ».
Cette révolution technologique de l'information et de la communication a amené ladexieume rupture, c'est à dire la création d'une nouvelle organisation du travail qui permet une production flexible et « sur-mesure ». Cette méthode reprend les principes du Toyotisme mis en place au japon dans les années 1960 que l'informatique améliore en reliant en réseaux les unités de production. Cette organisation du travail augmente cependant des inégalités dans les années 1980, lestravailleurs qualifiés deviennent polyvalents et plus productif alors que les travailleurs non qualifiés deviennent surabondants et que leurs possibilités de promotion s'amoindrissent avec la suppression du personnel intermédiaire. De plus les contraintes liées au temps et à la hausse des responsabilités accentuent l'anxiété et les accidents du travail.
Le passage à une nouvelle organisation du travails'explique aussi par les contradictions du Fordisme, en effet il ne suffit pas de doubler le salaire de l'ouvrier pour qu'il gagne en productivité mais il faut le doubler par rapport à ce qu'il pourrait gagner ailleurs, d'autant plus que le travail est répétitif et ennuyeux. De plus le taylorisme s'appuie sur une classe ouvrière qui était illettrée. Cependant les enfants de ces ouvriers ont euaccès à l'éducation et ont refusé de travailler dans ces conditions. C'est d'ailleurs la cause de la révolution culturelle, qui marque la troisième rupture, illustrée en France par Mai 68 où la jeunesse cherche à se définir comme une catégorie sociale autonome avec la poussée de l'individualisme et la remise en cause des institutions.
On assiste aussi dans les années 1980 à une révolution...