Fiche de lecture asselain

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  • Publié le : 30 novembre 2010
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Fiche de lecture de JC Asselain : Livre 3 CHAPITRE 2 LA GRANDE EXPANSION DES ECONOMIES OCCIDENTALES ( 1945-1973) Durant un quart de siècle l’ensemble des économies occidentales mettent à leur actif des performances sans précédent en contraste avec les difficultés des «vieux » pays capitalistes depuis 1914 . certains auteurs (les stagnationnistes) avaient interprété le fléchissement du dynamismede la croissance comme une évolution irréversible liée à l’affaiblissement démographique, à l’achèvement de l’expansion mondial du capitalisme, à l’épuisement du progrès technique et des occasions d’investissement . L’économie américaine est la première à mettre à son actif en pleine guerre les forts gains de productivité et un régime d’activité et d’emploi élevé. Mais la tendance à long terme aété plus marquée en Europe qui a connu une croissance nettement supérieur à celle des Etats-Unis. L’économie américaine ,contrairement à la tendance de fond des années 1865-1945, demeurent sans contexte l’économie dominante, mais presque toutes les comparaisons « dynamiques » sont à l’avantages de l’Europe . Seules les performances japonaises dépassent régulièrement celles des économies européennes.On distingue 3 grands pôles au sein du monde capitaliste : l’Amérique du nord, l’Europe occidentale et le japon. L’après-guerre marque un tournant dans les attitudes et priorités domestiques : le monde est entré dans l’ère de la croissance économique . La croissance ininterrompue sera bientôt considérée comme un acquis irréversible. Mais le contexte difficile de la fin des années 1970 a montre quecette période était une phase exceptionnelle . MADDISON l’appelle « l’âge d’or du capitalisme » et JEAN FOURASTIE « les trente glorieuses ». La première section traite des caractères originaux de la croissance d’après guerre , la seconde montre la diversité internationale des régimes de croissance, et la troisième analyse les mutations structurelles et les tensions qui résultent de la croissance.1 . Le nouvel élan de la croissance 1 / Les signes d’un dynamisme sans précèdent Les années 1950-1960 tiennent une place exceptionnelle dans l’histoire de la croissance des économies occidentales de par l’accélération de la croissance, sa régularité, et le maintien du plein-emploi . A : L’accélération de la croissance 1870-1913 PIB PIB par actif 2,5 1,5 1913-1950 1,9 1,1 1950-1970 4,9 3,8Evolution à long terme des rythmes de croissance ( taux moyen annuel en volume, Ensemble des pays de l ‘ OCDE ) Cette période surclasse largement celle de 1913-1950 et de 1870-1913. L’accélération apparaît encore plus sensible en termes de PIB par actif que de PIB global . L’accélération de la croissance est pratiquement générale au sein des économies occidentales et on remarque aucun essoufflement durythme de croissance en fin de période.

Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne connaissent une croissance modérée , L’Europe occidentale connaît une croissance forte et le Japon une croissance encore plus forte. Les gains de productivité sont deux fois plus élevés en France Italie et Allemagne qu’aux Etats-Unis ou Grande-Bretagne, et ils sont trois fois plus élevés au japon. Même laGrande-Bretagne « lanterne rouge » de la croissance européenne atteint des taux aux bien supérieur à ceux de sa suprématie. Ainsi la performance du japon apparaît comme un cas extrême de « rattrapage » réussi mais non comme un « miracle » isolé. La performance des années 1960 égale celle des années 1950 le plus souvent et la dépasse nettement aux Etats-Unis et en France. L’amélioration de la productivité estremarquable compte tenu de la diminution de la durée du travail . Pour l’économie américaine, le fléchissement des gains de productivité ( dés 1970 ) demeure entièrement imputable à une « tertiairisation » de l’économie. L’allégement du temps de travail constitue un des principaux « dividendes de la croissance » en même temps qu’une incitation à renforcer les gains de productivité .L’effort...
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