Fiche de lecture bernard lahire "culture ecrite et inégalité scolaire"

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  • Publié le : 16 avril 2011
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CARBOULET Marie
DOLCEMASCOLO Mélissa

Licence 2010-2011
Sociologie de l’éducation
SCEF 32

FICHE DE LECTURE

Culture écrite
ET INEGALITES SCOLAIRES

SOCIOLOGIE DE L’« ECHEC SCOLAIRE »
A L’ECOLE PRIMAIRE

* Bernard LAHIRE -

Aix, le 23 Mars 2011
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Sommaire

I. Présentation de l’ouvrage 

1. Bibliographie

2.Evolution de l’ouvrage

3. Résumé

II. L’objet d’étude

1. Présentation de l’objet d’étude social

2. Approche socio-historique

3. Confrontation du terrain

4. Les outils de recueil de données

5. Analyse des résultats



III. Apport personnel de cette lecture

1. Mélissa Dolcemascolo
2. Marie Carboulet

I. Présentation del’ouvrage 

1. Bibliographie 

Bernard Lahire,
« Culture écrite et inégalités scolaires ».
Sociologie de l' “échec scolaire” à l'école primaire.
Lyon, Presses Universitaires de Lyon, coll. « IUFM », 1993, 310 pages.

2. Evolution de l’ouvrage :
Bernard LAHIRE présente son ouvrage de façon à ce que le lecteur ne perde pas une miette de ses recherches. En effet, il expliquechronologiquement ces diverses recherches. Il évoque à chaque passage les outils utilisés. L’auteur détaille son parcours de recherche avec exactitude en n’omettant aucun détail. Dans son livre, il y a une réelle chronologie entre les chapitres afin d’en dévoiler une conclusion qui donne envie au lecteur de résoudre ses problèmes. Il inciterait en quelque sorte les enseignants à jouer une carte plus« souple » en faveur de l’élève pour lui permettre de mieux évoluer. En aucun cas il ne donne des techniques pour résoudre le problème de « l’échec scolaire ».
3. Résumé:
Dans son ouvrage, l’auteur expose un certain nombre de questions qui semblent rejoindre certaines préoccupations des enseignants face aux enfants en difficulté. Bernard Lahire s’arrête sur la réflexion générale suivante :
* Dansles milieux aisés, les enfants requièrent des compétences qui leur permettent de faire face seuls aux demandes scolaires, en revanche, pour les enfants issus de milieux populaires, ces situations nécessitant la prise de conscience répétée et fréquente des éléments du langage.
C’est en faveur de cette réflexion générale que Bernard Lahire va instaurer divers procédés, afin d’en étudier lescauses. L’ouvrage met en évidence les rapports que les élèves du primaire, dit en « échecs », entretiennent avec le langage parlé et écrit. A l'aide de tests réalisés en cours, d'entretiens avec les enseignants et de données socioculturelles, l’auteur brosse le stéréotype de l’élève en difficulté. Un décalage entre les attentes de l’instruction publique et ce que fournit l’enfant comme travail,apparaît. Ce dernier refuse d’entrer de manière consciente ou inconsciente dans le contrat didactique, parce qu’il se voit imposer un système langagier qui est contraire à son propre mode de production du discours.
Bernard Lahire observe des élèves de classes élémentaires et préparatoires françaises afin de déceler les facteurs sociaux, économiques et relationnels qui conduisent à l’échec scolaire. Il seconcentre plus particulièrement sur des enfants issus de familles populaires ayant un père ouvrier et une mère, dans la majorité des cas, sans emploi. D'après des données statistiques, ces enfants qui rencontrent le plus de difficultés scolaires.

* D'où proviennent ces difficultés? Pourquoi existe-il une telle différence entre les enfants issus de famille populaire et les enfants desfamilles favorisés?

L’origine du fossé séparant les classes sociales aisées à celles défavorisées remonte aux années 60. En effet, on devenait ouvrier parce que notre père l’était; de nos jours on l’est parce que l’on a échoué. Ces enfants d’ouvriers, par leur environnement social et culturel, ne bénéficient pas de conditions idéales au développement de leur capital scolaire. Dès lors, B....
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