Fiche de lecture de philo nietzche

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  • Publié le : 4 juin 2010
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FICHE DE LECTURE DE PHILOSOPHIE :
Le Gai Savoir, NIETZSCHE
* 15/20
Vous restituez bien une lecture réellement personnelle que vous avez faite. Vous restez très "raisonnable" dans vos remarques, et NZ vous suggèrerait sans doute de vous libérer un peu plus (ceci dit, c'est un devoir à l'école, donc on n'ose pas y mettre sans doute les choses telles qu'on les pense). En tout cas, cesremarques sont sensées - votre conclusion peut-être un peu courte…
Mon choix, qui s’est finalement porté sur l’œuvre de Nietzsche, a été long et le fruit de plusieurs tâtonnements. J’ai en effet débuté la lecture de plusieurs livres (propos sur le bonheur, histoire de la folie à l’âge moderne), avant de lire “ Sur le rêve ” de Freud, qui était mon choix initial pour cette fiche de lecture. Finalement,les textes de Nietzsche que nous avons vu en classe m’ont donné envie de m’intéresser à ces idées, et c’est totalement par hasard et très tardivement que je me suis ensuite décidée à travailler sur le gai savoir. En effet, j’ai d’abord entrepris la lecture de ce livre pour ma culture personnelle, mais j’ai finalement trouvé que la forme et la variété des thèmes abordés prêtait à une étude plusapprofondie de cette œuvre.
Pour ce qui est de mon étude de l’avant propos, du prélude et des aphorismes, j’ai dans un premier temps reformulé les idées de Nietzsche, certainement beaucoup paraphrasé, pour être sure de les avoir bien compris (bien que je suis certaine que ce ne seras pas le cas pour tout), et j’ai ensuite dans une seconde partie approfondi certaines notions ou idées dont le sensm’apparaissait obscur et discuté les idées avancées par Nietzsche.

I- AVANT PROPOS
Dans l’introduction, Nietzsche, qui sort d’une longue période de maladie, explique qu’il a retrouvé la santé. On sent que le philosophe cherche à se venger ce que certains ont pu dire de lui (Nietzsche, proche de Wagner, s’est ensuite éloigné de lui, ce qui a pu entrainer des médisances sur son compte), etégalement une “ ivresse de la guérison ”, expression qu’il utilise, chez le philosophe qui a souffert d’horribles migraines quelque temps avant l’écriture du gai savoir. L’auteur parle de “ jubilation des forces renaissantes ”, et l’on sent d’or et déjà un gout assez prononcé pour le grand, le “ fort, et également la lutte. Nietzsche se prépare à aller à l’encontre de ce que les philosophes ont pu direavant lui : il parle de “chansons ou le poète se moque des poètes d’une façon peu pardonnable . La moquerie, elle aussi, est une chose importance pour Nietzsche : à la fin de la première partie de son introduction, il annonce même “ incipit parodia ”, la parodie commence. L’auteur établi ensuite un parallèle entre état du corps et état de la pensée. Pour cela, il utilise l’argument de l’intérêt quecela peut avoir pour un psychologue. Ecrivant cette introduction en ayant déjà lu quelques passages du gai savoir, je peux remarquer que la psychologie est d’ailleurs importante pour Nietzsche, qui me semble être un philosophe du ressenti autant qu’un philosophe du soupçon, ce qui est somme toute lié dans un domaine ou la raison est ce à quoi on accorde un crédit maximal mais "ressenti" et"soupçon", c'est contre la soi-disant toute puissance de la raison… . Par ce rapport entre corps et pensée donc, Nietzsche établi une distinction entre ceux pour qui la philosophie est un luxe, une distraction, une façon de “ s’inscrire en majuscules cosmiques dans le ciel des idées ” (il y a d’ailleurs ici une référence à la philosophie antique), et ceux pour qui la philosophie est un point derattachement à la vie, un remède contre la souffrance. Bien que Nietzsche ai été lui-même très malade, on sait qu’il s’oppose aux philosophes qui le précèdent. Il énonce d’ailleurs que “ les penseurs malades dominent l’histoire de la pensée ”. Pour prouver cela, il se demande : “ toute philosophie qui place la paix au dessus de la guerre (…) autorise à se demander si ce ne fut pas la maladie qui...
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