Fiche de lecture "la chambre claire" de roland barthes

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 6 (1409 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 27 mars 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
FICHE DE LECTURE
“La chambre claire” de Roland Barthes

INTRODUCTION

Roland Barthes (Cherbourg, 1915 - Paris, 1980) est un écrivain et sémiologue français. Il publia un grand nombre d'ouvrages dont “La chambre claire” en 1980 dans lequel il s'interroge sur les spécificités et les fonctions de la photographie, bref si celle-ci présente un “génie propre”.

L'auteur commence par constaterque la photographie, l'image que je tiens en main, n'est rien comparé à ce qu'il appelle le “référent” : il n y a pas de photographie sans quelque chose ou quelqu'un. Lorsque je contemple une photographie, je ne m'interesse pas à la photo en tant qu'objet mais à ce que j'y vois, le sujet, le référent. Barthes décide donc de partir de ce point d'accroche pour déterminer ce qu'est la photographie quim'interpelle et me touche personnellement.

Comment et pourquoi aimons-nous une photographie ?

Une photographie peut être perçu selon trois points de vue clefs : celui de l'Operator (celui qui prend la photo), du Spectator (le spectateur, celui qui regarde) et du Spectrum (le sujet photographié). L'auteur n'étant pas photographe, il s'attache à analyser la place du Spectator et celle duSpectrum.

Le point de vue du Spectrum
Il s'agit du modéle de la photographie. Lorsqu'un sujet se fait photographie, celui-ci adopte une posture, une attitude, pose un certain regard vers l'objectif, bref il devient un sujet qui se sent devenir objet alors qu'il souhaiterait que chaque photo de lui illustre parfaitement son essence même, son “moi” véritable. Mais celui-ci “ne coïncide jamais avecmon image , car c'est l'image qui est lourde, immobile, entêtée et c'est moi qui suis léger, divisé, dispercé” (page 27). Conscient d'être photographié, le modéle ne “cesse de s'imiter” (page 27).

Le point de vue du Spectrum
Certaine photographie peuvent sont capable de m'exalter tandis que d'autres peuvent m'indifférer. Autrement dit, tous les travaux d'un photographe ne sont donc passuceptible de me plaire. On se demande alors par quels atraits une photographie serait capable de m'animer.

Critères d'une photographie qui déclenche un sentiment et un désir

Il existe deux caractéristiques qui opérent pour qu'une photo m'anime :

La notion d'aventure
Dans un premiers temps, afin de qualifier ce qu'une photographie peut provoquer en moi ou non, on accorde à ce phénoméne le nom“d'aventure”, “Telle photo m'advient, telle autre non” (page 38).

Le Studium
Cela correspond aux qualités culturelles, sociales ou politiques qui interviennent dans la photographie et qui m'inspire. En outre, il s'agit d'une sorte d'investissement général pour la photo. Le studium fait donc appelle à mon histoire, mon individualité et mes affects “car c'est culturellement que je participe auxfigures, aux mines, aux gestes, aux décors, aux actions” (page 48).

Le Punctum
“C'est la piqûre, le petit trou, la petite tâche, la petite coupure” (page 49) ou encore le coup de dé en latin. Bref c'est un détail poignant de la photographie qui à lui seul, même si il n'est pas en rapport direct avec ce que veut montrer la photo, en désigne tout le sens pour le spectateur.
“Le punctum d'unephoto, c'est ce hazard qui ,en elle, me point (mais aussi me meurtrit, me poigne)” (page 49).

L'intuition
A ces deux éléments on ajoute la notion d'intuition car en effet, il arrive souvent que je sois la seule à voir et à être touchée par tel ou tel détail d'une photographie. La photo est plus proche du théâtre que de la peinture. “Les premiers acteurs se détachaient de la communauté en jouant lerôle des Morts : se grimer, c'était se désigner comme un corps à la fois vivant et mort (...) La Photo est comme un théâtre primitif, un tableau vivant, la figuration de la face immobile et fardée sous laquelle nous voyons les morts.” (page 56)
.

Comment s'exprime le Studium ?

Par la photographie unaire : c'est-à-dire qui reproduit la réalité sans la transformer, sans “la faire...
tracking img