Fiche de lecture - le monde des villes

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 11 (2598 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 23 novembre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Fiche de lecture
PINOL Jean Luc, Le monde des villes au XIXème siècle, Paris, Hachette, 1991. Chap.4 et 5

Jean Luc Pinol est enseignant chercheur a Lyon 2, il a été directeur du centre de recherches historiques sur la ville. Le monde des villes au XIXème siècle, publié en 1991, traite comme son nom l’indique des villes au XIXème et de leurs fortes modifications a cette époque. Celles-ci onten effet hérités de leurs visages actuels pendant cette période. L’auteur mêle dans son ouvrage analyse historique de la ville et sociologique d’autre part avec les populations urbaines. Il compare de plus les transformations majeurs survenus dans les différentes villes françaises avec d’autres villes européennes et des Etats-Unis.

Dans ce chapitre 4, Pinol nous explique selon qu’elle logiquela production de logements suite à un fort afflux de populations a été faite. Et celle-ci n’est pas évidente en effet puisque c’est principalement en suivant les lois de l’offre et de la demande que des entrepreneurs ont décidée de bâtir et non en fonction des besoins de la population. Voila pourquoi il existera des inégalités frappantes dans toutes les villes du 19ème siècle, en effet les plusriches bénéficieront de vastes demeures unifamiliales, tandis que les ouvriers et autres classes populaires s’entasseront dans des immeubles insalubres, ou même en créant des bidonvilles aux abords de la ville. Les réglementations en vigueur et la disponibilité du sol interviendront aussi dans le phénomène de construction. De nombreux historiens ont cherchés à mettre en évidence un lien entre lescycles économiques et les cycles de productions de logements mais cette hypothèse est aujourd’hui réfutée.
On peut remarquer que la propriété du sol diffère d’un pays a l’autre et que cela a aussi eut un rôle dans la construction puisque lorsque c’est une société immobilière qui détient le terrain celle-ci privilégiera la construction d’appartements de luxe, alors que si le terrain appartient a laville elle pourra construire des logements sociaux.
Cependant de manière générale avant 1914, la production de logements est du a l’initiative privée et suit la loi du marché. On remarque ainsi a Paris une surproduction dans les quartiers ouest puisque plus riches et une sous-production dans les arrondissements populaires de l’est. L’auteur nous fait remarquer toutefois une pratique qui c’estdévelopper aux Etats-Unis. En effet de nombreux quartiers ont étés auto-construits par les habitants (ouvriers généralement), notamment a Détroit. Cette pratique a été possible grâce a l’invention de la machine à clous qui a largement facilité la construction de maisons en bois et a remplacé la charpenterie traditionnelle. L’auto-construction a existé aussi en Europe mais de manière moinsgénéralisé, à Lyon par exemple, avec la construction de maison en pisée.
En 1894, une loi française a été promulgué dans le but de corriger les lois du marché et de favoriser la construction de logements pour le monde ouvrier. Mais la volonté réelle de cette loi était plus d’éviter que les ouvriers ne se côtoient, cela créant pour certains, plus ou moins issue de la tradition chrétienne, des perversionsmorales ; que d’aider réellement la condition ouvrière. En outre, la loi eut un impact que très limité et on ne remarquera que le développement de la construction de logements bon marchés dans toute l’Europe qu’à la période d’entre deux-guerres.

Les types de logements sont, comme nous l’avons déjà dit, très variés et peu semblables selon les pays. On remarque toutefois dans les différentesnations européennes la présence quasi-exclusive de logements de petites tailles, donc surpeuplés. Les nombres de ces habitats avec une ou deux pièces varient quand même à travers les villes et aussi entre la ville elle-même et sa banlieue. Paris compte ainsi, en 1911, 54% de logements avec moins de deux pièces en ville et 37% dans la banlieue. Les logements diffèrent aussi au point de vue de leurs...
tracking img