Fiche de lecture le scaphandre et le papillon

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  • Publié le : 7 juin 2011
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Le scaphandre et le papillon, autobiographie de 137 pages, a été écrit par Jean-Dominique BAUBY. C'est un ouvrage paru le 6 mars 1997, édité par Robert Laffont à Paris. Organisé en 29 paragraphes dont un prologue, cette accumulation de petites histoires nous décrit comment « de simple malade, (il) était devenu un handicapé »(p14 l.17) mêlant sentiment et réalité. Une adaptation cinématographiquea été réalisée par Julian Schnabel en 2007 en conservant son titre symbolique.
Jean-Dominique BAUBY est né à Paris le 23 Avril 1952 et décède le 9 mars 1997. Père de deux enfants, il était rédacteur en chef d'un magasine féminin « Elle ». Le 8 décembre 1995, à l'âge de 44 ans, BAUBY est victime d'un accident vasculaire cérébral qui le plonge dans un coma dont la conséquence n'est autre qu'unlocked-in-syndrom ou syndrome d'enfermement. Il est hospitalisé à l'hôpital Maritime de Berck. Le corps meurtri, mais l'esprit vif, c'est grâce à un moyen de communication qui lui est propre, en clignant de l'œil, qu'il réussit à dicter lettre par lettre cet écrit.

Cette autobiographie implique la présentation de l'auteur qui est en fait le début du résumé de l'ouvrage. Sans transition entre sesparties, il nous livre en toute intimité ses réflexions et sa façon de vivre depuis ce dramatique accident.
Trois axes principaux mènent le discours. En effet il entremêle dans son récit, tel un journal intime, la description de son quotidien : un homme atteint du « locked-in syndrom »; ses souvenirs; mais laisse aussi son esprit divaguer vers un monde imaginaire. Il se crée ainsi une sorte dedouble vie : celle de cet homme hospitalisé et celle incorporelle vécu au grès de ses envies.
Cette notion de dualité est aussi présente dans le titre de cette œuvre ''le scaphandre'' qui symbolise son corps inerte comme il le définit dès le prologue : « ...une sorte de scaphandre qui m'enserre tout le corps » (p9 l.3) contrebalancée par un concept de liberté totale imagée par le papillon :« ...et l'esprit peut vagabonder comme un papillon » (p10 l.25).
Conscient de son état, impuissant face à cette pathologie, il nous fait partager sans pudeur, son quotidien, celui d'un homme alité qui reçoit les soins techniques d'une équipe médicale complète : du déroulement du bain, des séances de kinésithérapie, le choc du fauteuil où il entrevoit « l'effarante réalité » (p15 l.5), jusqu'au moyen decommunication mis en place afin qu'il puisse entrer en contact avec ses proches et le personnel soignant. Communiquer, une action si simple et naturelle, qui devient pour lui et son ''traducteur de pensée'' un exercice studieux qui consiste à faire un clin d'œil sur la lettre que son second doit prendre en note. Jean-Dominique découvre le monde qui l'entoure d'un œil nouveau, affrontant lesréactions des personnes de son entourage utilisant le mot rabaissant de « légume » (p88 l.9) pour le définir, les regards fuyants, mais aussi la redécouverte de plaisirs simples comme sentir des odeurs familières. Tout ceci le renvoyant irrémédiablement à sa condition qui le rend incapable d'agir comme dans la description du Jour de chance. Les soignants occupent ici un rôle de soutien,d'accompagnement, et de soin afin de combler le manque d'indépendance dû à cette fatalité.
Témoin de sa situation, il se retranche dans ses souvenirs de façon aussi nostalgique que humoristique. Il se trouve chanceux d'avoir pu « emmagasiner […] assez d'images, d'effluves, de sensations... »(p109 l.1) durant sa vie pour pouvoir aujourd'hui voyager au travers de sa mémoire. Il se remémore des anecdotes tantprofessionnelles que sentimentales, aussi banales que insolites, celles d'une vie classique. Ne pouvant s'alimenter que par sonde gastrique, il a « recours à la mémoire vive des goûts et des odeurs »(p42 l.2) qu'il considère comme « un inépuisable réservoir de sensations »(p42 l.3). Place importante de sa vie, son ancien travail qu'il considère encore comme ''son'' journal, ce qui lui donne...
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