Fiche de lecture: miroir brisé

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  • Publié le : 13 avril 2011
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INTRODUCTION


J'ai décidé de lire Le Miroir Brisé, l'enfant handicapé, sa famille et le psychanalyste car en fonction de mon expérience j'ai pensé qu'il serait intéressant pour moi de traiter cet ouvrage. J'ai vécu différentes situations au cours de ma pratique professionnelle, que ce soit sur mon lieu de stage ou sur mon lieu de travail, qui je pense, pourrait illustrer le livrede S. Sausse.

I. Présentation de l'auteur

Simone Sausse psychanalyste, elle travaille depuis une vingtaine d'années dans un Centre d'Action Medico Social Précoce ( C.A.M.S.P) à Paris, qui accueille des enfants handicapés de 0 à 6 ans, ainsi que leurs familles.
Elle intervient également dans une halte garderie « La maison Dagobert », qui accueille en partie des enfants handicapés. De plus,elle enseigne à l'université PARIS VII Denis Diderot.
Le Miroir brisé, l'enfant handicapé, sa famille et le psychanalyste est un ouvrage qui est basé sur ses années de travail auprès des enfants handicapés et de leurs familles. Elle se base sur de nombreux entretiens et psychothérapie pour défendre ses idées et illustrer ses propos.
Dans cet ouvrage elle s'appuie, en autre sur le travaild'autres tel que Freud psychanalyste, Kenzaburo Oé père d'un enfant handicapé qui traite, dans un ouvrage, de la découverte de l'handicap de son fils.

II.Résumé

L'annonce du handicap est vécu par les parents comme une « cassure »qui brise la vie en deux. Cette annonce marque la vie passée et annonce la vie future. Ce moment laisse les parents « sans voix ». Après l'annonce du handicap les motsutilisés par les professionnels sont très importants puisqu'ils restent gravés dans l'esprit des parents. Le contexte aussi joue un rôle dans l'acceptation du handicap d'un enfant. En plus des mots, la présentation du nouveau né avant même l'annonce de son handicap par les professionnels peut contribuer à l'acceptation de l'enfant. Ainsi l'enfant ne représente pas un handicap et une source d'angoissemais bien un enfant. La présence des deux parents est souhaitable, même si souvent l'annonce est fait à l'un des deux parents, cela ne fait pas d'un des deux le détenteur d'un secret.
Les parents sans voix, sont en état de choc et il est impossible pour eux de poser des questions. C'est pour cela qu'il est préférable de leurs apporter un diagnostic et une explication afin de ne pas laisser placeau désespoir ou à l'espoir.

Les parents doivent faire un deuil, le deuil de l'enfant imaginaire, celui dont ils ont rêvé, celui avec qui ils s'étaient projeté. Sans ce deuil il leur sera difficile de laisser la place à l'enfant réel.  « […] Mais deuil ça veut dire que quelqu'un est mort... Mon enfant n'est pas mort, il est bien vivant; handicapé, oui, mais bien présent »1 le deuil estimpossible. Devoir renonce à cet enfant imaginaire, à « Sa Majesté Bébé »2, c'est renoncer à sa propre image de parent. De plus la présence de l'enfant présent tout les jours, ne peut atténuer la douleur et plus le temps passe plus les difficultés évolues.

Cet enfant dans lequel les parents ne se reconnaissent pas n'a pas d'autre identité que sa pathologie. Les capacités de l'enfant sont « écrasées »par sa pathologie. L'enfant est constamment mis à l'épreuve par ses parents qui vont le stimuler à chaque instant, la vie quotidienne se transforme en séance de rééducation. De manière inconsciente la notion de faire pour le plaisir est oublié «  C'est vrai que je lui parle toujours pour lui apprendre[...] alors qu'avec mes autres enfants je parle pour rien, pour le plaisir »3.
Malgré tout, desliens forts peuvent se créer entre un des parents, souvent la mère, et l'enfant la « relation symbiotique » qui se traduit par une dépendance de l'enfant et par une dévotion de la mère qui peut aller jusqu'à l'incorporation du handicap de l'enfant. L'auteur donne entre autre l'exemple de mère d'un enfant tétraplégique qui ne peut plus marcher à cause d'une verrue4, lorsque le deuil est impossible...