Fiche de lecture schnapper

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  • Publié le : 30 décembre 2010
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AUTEURS : Chort Cédric, Fabienne, Meunier Samira IUFM Aix-Marseille

Mots-clés : Citoyennetéinstitutionsindividualisme social-

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Qu’est ce que la citoyenneté ?
Auteur: Dominique Schnapper avec la collaboration de Christian Bachelier Editions Gallimard (2000) 306 pages Intérêt de l’ouvrage L’œ uvre entend effectuer une reprise historique et critique du concept de citoyenneté,qui permettrait d’en dégager l’unité de sens. L’introduction montre ainsi que la notion doit être, dès l’origine, entendue triplement : au sens juridique, le citoyen est sujet de droit (droits civils et politiques) ; le citoyen est également le principe de légitimité du politique ; la citoyenneté est enfin la source du lien social. Mais la notion est complexe, et riche d’un très long héritage.Schnapper montre en effet comment le concept est inventé en Grèce antique, pour distinguer le citoyen, comme membre abstrait de la Cité, du simple individu concret et de la particularité de sa situation ; puis comment il trouve son statut juridique dans le monde Romain. La citoyenneté moderne doit pourtant être clairement distinguée de la citoyenneté antique. En quoi ? Et en quoi peut-il encore existerunité du concept ?

Concepts et idées clés 5 chapitres avec annexes, introduction, conclusion, bibliographie, index

Chapitre I : la modernité politique
Le chapitre 1 envisage la citoyenneté en tant qu’elle est au fondement de la modernité politique, qui naît avec les révolutions française et américaine au 18 ème siècle. Elle se caractérise précisément par le fait que la citoyenneté y est lefondement de la légitimité politique, qui permet une transcendance des particularismes, qu’illustre de façon exemplaire le transfert de la légitimité politique du roi à la nation. D.Schnapper étudie l’histoire de ce transfert à travers l’histoire de la Révolution Française.

L’abstraction que représente la citoyenneté implique une distinction des sphères publiques et privées au fondement mêmede l’ordre social, distinction qui implique à son tour un principe de séparation des Eglises et de l’Etat. Il existe donc un lien naturel entre laïcité et citoyenneté. Mais la citoyenneté pose également un problème politique fondamental : comment la souveraineté du citoyen peut-elle être compatible avec la construction d’une communauté qui implique l’organisation d’un pouvoir légitime ? N’y a-t-ilpas une contradiction naturelle entre individu souverain et organisation collective ? C’est dans ces termes que doit par exemple être envisagé le problème de la représentation politique (qui est une invention moderne). Historiquement, il existe deux modèles très différents d’exercice de la citoyenneté, qui sont autant de réponses de fait à ce problème de fond : le « citoyen à l’anglaise » et le «citoyen à la française ». Le citoyen « à l’anglaise » est celui d’une société pluraliste et libérale, défendu par une tradition directement héritée de Locke ou Montesquieu. La démocratie y est envisagée comme la mise en place, historiquement progressive, d’un équilibre complexe entre pouvoirs et contre-pouvoirs représentatifs des différentes communautés qui composent la société. Il n’y a pasvéritablement dans cette logique de citoyen abstrait, chacun ayant de multiples appartenances, et l’intérêt général est en réalité composé de la somme des intérêts particuliers. La démocratie est ici garantie par la distribution des pouvoirs. Le citoyen « à la française » est celui de la démocratie unitaire que dessinent les conceptions de Rousseau, il naît d’une mise en place subite, par révolution,et n’est envisagé que dans sa plus grande pureté, c'est-à-dire une abstraction totale. La démocratie se veut ici garantie par le refus des intérêts particuliers face à l’intérêt général.

Chapitre II : les critiques
Le chapitre 2 va envisager deux grandes critiques historiques adressées au concept de citoyenneté. Dans les deux cas, il s’agit de remarquer que la souveraineté du citoyen ne peut...
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