Fiche de lecture sociologie des organisations profesionnelles

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  • Publié le : 4 mai 2011
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FICHE DE LECTURE
SOCIOLOGIE DES RELATIONS PROFESSIONNELLES

Résumé :

Michel LALLEMENT est professeur titulaire de la chaire d’Analyse sociologique du travail, de l’emploi et des organisations du Conservatoire national des arts et métiers, et membre du Lise-CNRS.
Dans cet ouvrage, l’auteur se questionne sur l’impact que peuvent avoir les relations professionnelles sur la régulation dumarché du travail.
Pour répondre à cette question, il nous expose l’évolution des relations professionnelles dans le temps et l’espace à travers différentes théories sociologiques qu’il met en corrélation afin de mettre en évidence la complexité de ces constructions sociales.

L’Histoire de la construction des relations professionnelles

Prémices du syndicalismeouvrier
Tout d’abord, il observe différentes typologies de mouvement ouvrier et d’organisation à travers un historique des prémices des relations professionnelles.
Les conséquences des révolutions industrielles du XVIII et XIX siècles ont donné naissance à des mouvements de minorité d’ouvriers qualifiés afin d’essayer de maîtriser l’offre par rapport à la demande d’emplois. Héritiers descorporations de métiers, ces mouvement ont rapidement une identité forte qui permet de mettre en place des protections institutionnelles (exemple : caisses de chômage).
En premier lieu, ces constructions ont vu le jour dans les pays industrialisés, l’Europe et les Etats-Unis.
. Selon le modèle de Seymour Lipset, l’intervention des pouvoirs publics dépend de la nature des structuressociales du pays (conscience de classe ou non) ainsi que du courant politique dominant (participation à la vie politique plus ou moins directe). C’est en Europe centrale que les idéologies syndicales sont les plus fortes notamment grâce à l’action de politiques ouvrière. Ce n’est qu’au début du XX siècle que les organisations syndicales voient leur nombre d’adhérents augmenter de manière importante.Le syndicalisme anglo-saxon privilégie une logique de contrôle de l’emploi aux dépens de l’action politique (Au Royaume-Uni, le lien demeure fort entre le parti travailliste et les syndicats). Le syndicalisme en Europe centrale combine l’idéologie socialiste et l’action politique (En France, le syndicalisme est révolutionnaire à la fin du XIX siècle).
De plus, le syndicalisme soviétique(courant communiste) n’a pas de pouvoir, ni d’autonomie. Il est contrôlé par l’Etat qui met en place l’unique syndicat officiel qui traite seulement les questions économiques et non sociales.
L’auteur nous explique ensuite la diffusion de ces modèles à travers le colonialisme et l’émigration à la fin du XIX et au début du XX siècle. Comme par exemple, la diffusion des modèles européens au Maghreb, enInde et en Amérique latine ainsi que le modèle américain dans les relations professionnelles japonaises.

Prémices du syndicalisme d’employeurs
Leur rôle dans la gestion de la question syndicale n’intervient que plus tard. Elles ont d’abord été créer pour faire pression contre les pouvoirs publics afin qu’ils mettent en place des barrières douanières et lutter contre laconcurrence. Ensuite, on parle de collaboration entre employeurs pour affronter les syndicats salariés. Malgré tout, dans les pays européens, ils décident de se doter de la représentativité. A l’inverse, aux Etats-Unis, la stratégie dominante est celle de l’entreprise dans une société où la concurrence économique est exacerbée.
L’Etat
De plus, en Europe et auxEtats-Unis, l’Etat joue un rôle déterminant dans la construction des systèmes de relations professionnelles. Il reconnaît le fait syndical et il encourage les entreprises à la négociation collective avec la mise en place d’organismes gouvernementaux.
Le cas de la Profession
Enfin, selon Eliot Friedson, une profession est légitime si elle a une identité collective...
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