Fiche de lecture stuart hall

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  • Publié le : 31 mai 2010
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Fiche de lecture

Le blanc de leurs yeux : idéologies racistes et médias
Stuart Hall

Le texte se divise en trois parties. Une partie sur la définition de l'idéologie et de son fonctionnement. Une seconde sur les appareils qui produisent et diffusent ces idéologies. Et une troisième sur l'image de la domesticité nationale, c'est-à-dire : « le monde dominé par l'Homme de l'aventureimpériale, qui fait de l'empire, plutôt du Middlemarch, son microcosme. »

Définition de l'idéologie et de son fonctionnement

Stuart Hall définit les trois éléments de l'idéologie. Celle-ci est une articulation des éléments significatifs entre eux. Chacun de ces éléments renvoie à chaque autre dans un réseau de la signification. Cependant deux idéologies dominantes articulent les mêmes éléments maisde manières différentes. En fait, « le même concept est positionné différemment dans la logique de différents discours idéologiques ». Ainsi, la lutte pour l'hégémonie d'une idéologie repose plus sur la réorganisation des concepts que sur la modification de ceux-ci.

De plus, les idéologies constituent l'espace même dans lequel nous portons nos affirmations : « elles précèdent les individus etfont parties des formations et conditions sociales déterminées dans lesquels les individus viennent au monde ». Il est alors fondamental de prendre conscience de ces « prémisses idéologiques » dans lesquelles se construisent les discours si nous ne voulons pas être dépendants des paradigmes qui précèdent ces discours. Par exemple, l'idée qu'un élément dépend plus de la nature que des constructionsculturelles donne à celui-ci une puissance d'affirmation et de réaffirmation qui, si elle ne remet jamais en cause les constructions, qui le précède assure sa pérennité et en font une vérité jamais démontrée.

Le troisième élément est que les idéologies se construisent à travers des positions discursives qui constituent un système qui se fonde plus sur l'autorité de l'énonciateur à laquelleadhère une société ou un groupe donné qu'à une réflexion ou a un décryptage du discours lui même. Ainsi, la simple affirmation d'une information par les médias gagne en crédibilité. Par exemple, en 1991, l'image de l'Irak comme 4ème armée du monde et la description de Saddam Hussein comme stéréotype d'un dictateur ont gagné en légitimité du simple fait qu'elles étaient émises à la fois par lespouvoirs politique, les médias en général et plus particulièrement par les journaux télévisé. Cette construction idéologique à permit de construire en miroir à cette image de « nouvel Hitler » celle de la coalition comme une nouvelle alliance occidentale libératrice qui renvoyait immédiatement aux images de la seconde guerre mondiale.
Ainsi, dans cet exemple on retrouve à la fois l'articulation entreles concepts, l'univers qui préexiste à la construction de l'idéologie (ici, la mémoire de la seconde guerre mondiale) et surtout l'adhésion plus à des énonciateur qu'au discours.

Les appareils qui produisent et diffusent ces idéologies.

Les médias sont porteurs des idéologies mais représentes aussi la lutte que celles-ci se livrent pour la domination de l'espace hégémonique. La dominationd'une idéologie comme l'avait souligné Stuart Hall plus haut repose plus sur la non remise en cause de « représentations naturalisées » que sur les discours racistes assumés comme tels. Ainsi, le racisme manifeste, c'est à dire l'affirmation de l'infériorité ou de la supériorité de certaines races, a moins d'influence sur la pérennisation sur le rapport entre les races que le racisme déductif quipar, la non remise en cause de stéréotypes racistes, pérennise ceux-ci, parfois malgré les meilleurs intentions.

Dans la troisième partie, Stuart Hall cherche alors dans les constructions culturelles profondes l'origine historique à la fois des stéréotypes et de leur répétition dans la culture populaire du XIXème siècle. Les stéréotypes de ce qu'il appel « la domesticité nationale »...
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