Fiche de lecture sur "le propre et le sale" de g. vigarello

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FICHE DE LECTURE

Présentation du livre :

Auteur : Georges Vigarello

Titre : Le propre et le sale. L’hygiène du corps dans le Moyen Age.

Date de parution : Février 1985

Édition : L’univers Historique, Seuil

Brève présentation de l’auteur : Professeur universitaire, ayant publié 13 livres possédant tous comme thème le corps dans l’histoire, sa représentation, sa perception, sonincarnation, son évolution.
G. Vigarello est spécialiste historique de l’hygiène et de la santé, il se passionne pour la description et la connaissance du corps, ainsi que pour les changements importants sociaux ou culturels qui les ponctuent.
Il ne se limite pas à une approche « théorique » de ces sujets, conférencier aussi, il participera activement à la mise en place d’expositions artistiquetoujours sur ce même thème.

Le contenu :

Présentation rapide du sujet :

Le propre et le sale est un ouvrage retraçant « l’histoire de la propreté corporelle depuis le Moyen Age »,  Vigarello englobe tout ce qui concerne la propreté ou la saleté du corps dans l’histoire, il cherche à déterminer les causes et conséquences de chacun des choix d’hygiène physique établit en des tempsdifférents.
Il mentionne, en plus des faits matériels illustrant la propreté dans l’histoire, des ascendances toutes immatérielles, psychologiques, inconscientes et ayant tout de même un impact conséquent sur les différentes étapes de l’avancement de la propreté.

Présentation générale de l’argumentation suivie :

L’introduction

C’est en évoquant les « actes familiers » de Don Carlos queVigarello initie son étude.
Subjectivités des anciennes « scènes de toilette » par rapport à celles qui sont actuelles.
L’importance de la propreté dirigée sur le linge et l’habit, la non présence de l’eau, l’unique but de la propreté à des fins de paraître.
« La propreté reflète ici le processus de civilisation façonnant graduellement les sensations corporelles, aiguisant leurs affinements, déliantleurs subtilités. Cette histoire est celle du polissage de la conduite, celle aussi d’un accroissement de l’espace privé et de l’autocontrainte. Travail toujours plus serré entre l’intime et le social.
Poids progressif de la culture sur le monde des sensations immédiates »

Première partie

Fin XV ième, début XVI ième, la peste se propage et fait des ravages. Nécessité de supprimer lacontamination : L’eau, relâchant les tissus et ouvrant les pores, est considérée comme dangereuse, rendant la peau « poreuse » à toute infiltration aérienne pesteuse. Les étuves ont ordre de fermé, autant que par le contact humain dénigré qu’elles occasionnent que par leurs utilisations de l’eau.
Répression religieuse de l’époque? Au Moyen Age, le bain est un plaisir, sensuel, charnel, érotique, ilprend sa place parmis les jeux festifs, la propreté n’en ait pas une des conséquences implacables. (Mixité et nudité des bains pris en commun.
(Voir Durer…).
Aussi, leurs disparitions ne signent pas obligatoirement un recul de l’hygiène, puisque leurs présences n’en faisaient pas preuve.
XVI ième, le corps est établi perméable, il devient donc indispensable que « l’air pestilent glisse sur euxsans prise possible », dès lors l’habit, le linge revêt le rôle de protection, dure et infranchissable, isolant ce corps mou, malléable.
L’habit est différent suivant la condition de celui qui le porte, bien sûr, et varie selon la classe sociale.
L’eau des bains, étuves, troubles et perturbe. Admise parfois nécessaire (Montaigne), elle est entourée de croyances d’infiltrations (transmissionssyphilitiques, grossesses d’étuves..)
L’eau « ouvre » le corps, le rendant sensible à la pénétration, mais aussi lui donnant la possibilité de répandre « les humeurs ».
La peur diffuse du bain, au-delà de la contamination, entre dans les mœurs, et l’usage du bain se perd et disparaît, n’étant plus que rarement utilisé, avec une extrême prudence et une certaine paranoïa       (Sully, et un...
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