Fiche de lecture svandra

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  • Publié le : 8 juin 2011
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NOM : BONNAMY
PRENOM : JULIETTE

1. Présentation du document :
Références bibliographiques :
Aristote- Ethique à Nicomaque-Paris, GF-Flammarion, 1965, p.86.
Aristote- Ethique à Nicomaque- op.cit, p.145.
Borgetto, Michel -Fraternité, égalité, liberté - Le monde des débats- s. mars 2000, p.22.
HAYEK, Friedrich August- Droit, législation et liberté- Paris, PUF, 1983, p169.
Rawls, John-Théorie de la justice- Paris, Le Seuil, 1987, p.123.
Ricoeur, Paul- Soi-même comme un autre- Paris, Seuil, 1990, p.236.
Ce texte est un article tiré d’un mémoire de première année de DESS de philosophie option éthique médicale paru dans la revue « Objectif soins » de février 2003.
Ce document est une réflexion sur la frontière entre la solidarité collective et la responsabilité individuelle.
2.Présentation de l’auteur :
Philippe Svandra, est infirmier cadre supérieur, maître de conférence à l’université Paris Est à Marne La Vallée, et formateur consultant au pôle formation du Centre Hospitalier Saint Anne. Il fait également partie de la fédération des maladies et tumorales de l’hôpital Paul Brousse à Villejuif.
3. Résumé de texte :
Que ce soit par altruisme ou par cohésion sociale,les hommes s’entre aident. Et en matière de santé, cette solidarité exprime une volonté d’équité et de parité.
L’auteur pose une problématique : est ce que la pathologie représente une injustice ? Et son absence est elle une chance ? De nos jours la maladie représente un dysfonctionnement de l’organisme et toute personne atteinte peut être considérée comme une victime. Alors que la survenue de lamaladie était interprétée d’évènement divin, la médecine moderne la laïcise et de ce fait responsabilise les hommes. Ces derniers, par leur mode de vie, peuvent influencer, l’apparition ou non de pathologie. Cette vision peut être à l’origine d’un certain égoïsme : Pourquoi payer pour l’imprudence des autres ? D’où une libéralisation du marché de l’offre de soin : chacun doit subvenir aux soinsdont il a besoin. Cette vision libérale est collective, ce qui n’empêche pas individuellement de pouvoir ressentir de l’indulgence envers les autres.
L’auteur souligne que nous n’avons pas forcement une influence sur l’apparition de toutes les pathologies. Que sera alors la prise en charge collective face à cette inégalité ? Et comment faire la part des choses entre les différents degrés deresponsabilité ? N’étant pas tous égaux face à la maladie, nous devons le devenir par l’information et la prévention. Cette responsabilité incombe à l’état qui doit assurer à ses citoyens les moyens de leur dignité humaine. Dans un système égalitaire ceci équivaut à une même prise en charge pour deux individus atteint d’une même pathologie. Mais ce système est il réellement équitable ?
Philippe SVANDRAnous expose ensuite les deux types de justices sociales : une qui est commutative et l’autre distributive. C'est-à-dire soit donner les mêmes droits à chacun ou, donner proportionnellement en fonction du besoin. Et la santé n’influençant pas seulement notre bien être mais aussi notre projet de vie, le système de santé public doit donc avoir pour but de préserver et de restaurer un choix normal desopportunités. Cette prise en charge n’est donc plus égalitaire mais en fonction du besoin, ce qui est une inégalité «  acceptable » puisque avantageuse aux victimes qui sont le plus souvent les plus démunis.
L’auteur souligne qu’aujourd’hui les différents systèmes de santé s’exprime par un accès aux soins définit par des critères financiers et non médicaux. Cette vision libérale respecte laliberté individuelle mais s’oppose tout d’abord à une même égalité des soins quelque soit les revenus, mais également au principe de prendre en charge les victimes de pathologies qui sont souvent les plus défavorisés. Mr SVANDRA précise que l’Europe aujourd’hui ne cautionne pas ce système libéral puisqu’elle considère la santé comme un bien collectif.
Pour conclure l’auteur demande si le juste...
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