Fiche de lecture l existentialisme est il un humanisme

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Philosophie : Travail pour le 6 avril

I) Présentation rapide de l’auteur (prise sur internet) :
Jean-Paul Sartre est un écrivain de langue française, philosophe engagé dans le siècle, également dramaturge, romancier, nouvelliste et essayiste. Né le 21 juin 1905 à Paris, il est mort le 15 avril 1980 dans cette même ville. Ecrivain prolifique, il est autant connu pour son œuvre, etnotamment sa philosophie appelée l'existentialisme, que pour son engagement politique à gauche1. Sartre était le compagnon de la philosophe Simone de Beauvoir. Leurs philosophies, bien que très proches, ne sauraient être confondues ; les deux auteurs se sont influencés réciproquement.
L'œuvre de Jean-Paul Sartre est riche en essais et textes philosophiques majeurs comme L'Être et le Néant (1943)ou L'existentialisme est un humanisme (1945), mais aussi des textes littéraires avec son recueil de nouvelles publié en 1939 le Mur ou ses romans : la Nausée (1938) et les Chemins de la liberté (1945). Son théâtre avec des pièces comme Les Mouches(1943), Huis clos (1944, Le Diable et le Bon Dieu (1951), Les Séquestrés d'Altona (1959) constitue une part importante de son activité littéraire. Dans unepériode plus tardive, il publie aussi en 1964 un texte autobiographique Les Mots qui traite des onze premières années de sa vie, ainsi qu'une vaste étude sur Gustave Flaubert, L'Idiot de la famille (1971-1972).
Intransigeant et fidèle à lui-même et à ses idées, il a toujours rejeté les honneurs ; il a notamment refusé le prix Nobel de littérature (une exception notable toutefois : il accepta le titrede docteur honoris causa de l'université de Jérusalem en 1976).
1. Résumé du livre
Il s’agit d’une conférence que Jean-Paul Sartre a donnée afin d’y expliquer sa pensée.
Tout débute par l’idée que l’homme n’est pas déterminé, il est libre. En effet, l’existence précède l’essence et non l’inverse. Dieu n’existant pas, il n’a pas pu créer l’homme prédestiné.
Cette idée rejoint d’ailleurs une idéedéfendue par l’église, à savoir que Dieu aurait créé l’homme libre. Mais ici, pas de Dieu ! Une voiture a été créée prédestinée, elle a été construite pour rouler. Il n’en va pas de même pour l’homme. Lui, il n’a qu’un seul moyen pour se définir : ses actes. Et comme il est libre, c’est lui seul qui fait ses choix. Pas question d’invoquer de quelconques influences, car céder à celles-ci serait unchoix comme un autre, un choix libre. L’existence précède donc bien l’essence.
A la différence du naturalisme, qui défend une théorie de l’influence du milieu, ici, celle-ci est également totalement rejetée. Il n’y a pas non plus de nature humaine, qui supposerait un conditionnement, mais bien une condition humaine. L’homme est soumis aux maladies et à la mort, c’est la condition humaine, lereste ce ne sont que ses choix, sa liberté.
Sartre soutient donc que sa philosophie est optimiste, car c’est celle de l’action et de la liberté. Cela est vrai, mais seulement dans le cas où l’homme veut de cette liberté et est prêt à en assumer les inconvénients, à savoir sa pleine et entière responsabilité. Cela est très lourd pour beaucoup !…
Mais l’homme est aussi responsable de tous les hommes.Chaque acte qu’il pose doit être réfléchi dans le sens où il devrait se poser la question de savoir ce qui se passerait si tous les hommes agissaient comme lui. L’acte de chacun défini les autres et ne pas faire de choix est impossible puisque ce comportement est un choix en lui-même. Cette notion de définition collective ferait de l’existentialisme un humanisme.
Là où Sartre critique égalementles laïques c’est à propos de la morale. Pour eux, Dieu n’existe pas mais la morale bien. Cela reviendrait alors à ne rien changer. Pour lui, si Dieu n’existe pas, la morale n’existe pas plus. Il n’y aurait donc plus la notion de bien ou de mal à priori, pas d’ordre qui légitimerait nos choix ou nos comportements. Dostoïevski considérait aussi la morale comme inséparable de Dieu.
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