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  • Publié le : 20 mars 2011
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FICHE DE LECTURE n°1

DOULEURS ET SOINS INFIRMIERS
selon David LE BRETON

Tiré de l’article intitulé « RENCONTRE avec David le Breton » de la revue Recherche en soins infirmiers n°53 juin 1998(1)

David Le Breton (né le 26 octobre 1953)(2) Anthropologue et sociologue français est professeur à l'Université de Strasbourg, membre de l'Institut universitaire de France et chercheur aulaboratoire Cultures et Sociétés en Europe., il est spécialiste des représentations et des mises en jeu du corps humain qu'il a notamment étudiées en analysant les conduites à risque. Il nous propose, dans l’article qui a pour thème « Douleurs et Soins Infirmiers »,un point de vue sur le ressenti de l'hospitalisation, du personnel soignant, du patient et de son entourage vis à vis de la douleur physiqueet psychiques, prenant en compte le milieu social des patients, leurs valeurs et croyances, leurs cultures, les traumatismes vécus et la fin de vie, ainsi que le comportement et les méthodes de travail des personnels de santé qui sont amenés à les rencontrer.

Selon D.Le Breton l 'Hôpital est un lieu où la personne qui y rentre est plongée malgré elle dans une terre inconnue. Lors de sonhospitalisation, cette personne perd son autonomie, le plein pouvoir de sa liberté, les repères de sa vie quotidienne, la maîtrise de son devenir. Elle y perd aussi ses valeurs et ses habitudes ainsi que son statut social pour passer à celui de patient. On lui impose une autre vie, d'autres habitudes auxquelles elle n'adhère pas forcément. Ainsi on va décider pour elle à l'instant où elle est àl'hôpital.
Une fois rentré, le patient est obligé d'aller à la pêche aux informations sur son état, sur son traitement ou sur les examens qu'on lui fait, sur l'identité des équipes soignantes qui le rencontrent. L'hôpital agit dans une spirale de routine et de par son fonctionnement, on en oublie de prendre en considération la personne "le patient" avec sa culture, sa religion, ses valeurs, son statutsocial, ses angoisses, ses traumatismes et donc sa douleur. D.Le Breton parle du dépouillement de toute identité du patient fait par la médecine hospitalière mettant ainsi à nu le patient, et le substituant à une maladie, un organe (un moteur avec ses pièces dont on soulève le capot sans considérer la voiture.)

D’un point de vue sociologique :
Dans la plupart des sociétés, on considère que ladouleur est de la duplicité de la part du patient. On assimile la douleur à une généralité, devenue coutumière, cloisonnée alors qu'elle est personnelle. On catégorise les différentes populations (Etude menée par Zborowski dans les années 50.) (3 ) selon qu'elles se plaignent plus ou moins de fait de leur culture et leur religion. Elles seraient conditionnées depuis plusieurs générations. Lamanifestation de la douleur en est ainsi "programmée" mais avec le temps l'auteur rapporte que ces conditionnements s'estompent. D-le Breton dit "la douleur n'est pas un fait physiologique mais d'abord un fait d'existence, c'est l'individu tout entier qui souffre" peut-on donc soulager la souffrance en ne se préoccupant que de l'organe malade ?
On nous fait part de la perception de la douleur selon lesdifférentes conditions sociales. Les personnes qui sont les plus démunies paraitraient moins sensibles à la douleur du fait de leur marginalisation, comme une espèce de dichotomie. La douleur serait une continuité de la vie quotidienne presque une normalité Sinon.il faut vraiment que la douleur soit invalidante pour capter l'attention de la société. Le soignant peut contribuer associer à nouveaul’âme et le corps, aux personnes qui sont habitués à l’indifférence des Hommes en les reconnaissant en tant qu’Être par de la bienveillance.
Dans un milieu ouvrier, l'auteur nous dit qu'on fait en sorte d'exprimer la douleur mais qu'on la minimise car cela renvoi au concept de la peur de la perte financière (perte d'emploi ou journée de travail), ainsi qu'au concept de fierté de résistance à la...
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